CALACAS, Théâtre Zingaro, Fort d’Aubervilliers, 23 novembre

 
Conception, mise en scène et scénographie de Bartabas, décors et costumes de Laurence Bruley, conseiller musical Jean Pierre Drouet.
Nous pénétrons dans le superbe lieu conçu pour Zingaro par Patrick Bouchain pour Zingaro en 1989, grâce à Jack Ralite maire d’Aubervilliers de l’époque. On entre dans un bar splendide peuplé de photos, de mannequins, de films sur les précédents spectacles de Zingaro où l’on peut se restaurer et réserver pour dîner après le spectacle. Beaucoup de souvenirs remontent, Bartabas à cheval avec son faucon au Carnaval des Ténèbres à Saint Quentin en Yvelines, Opéra Équestre, Battuta et plus récemment Le chevalier de Saint Georges au Château de Versailles, ou encore, il y a quelques semaines Le Centaure et l’Animal avec Ko Murobushi à la MC 93.
Calacas, squelette au Mexique, c’est une joyeuse danse de mort qui met en scène 28 chevaux et 8 cavaliers acrobates déguisés en étonnants squelettes accompagnés de 4 musiciens dont François Marillier (ancien complice de Thierry Roisin) et 2 chinchineros (hommes orchestre chiliens).
Nous sommes assis autour d’une ample piste circulaire, dans l’ombre on distingue des silhouettes sur la piste et quand le spectacle commence après une sonnerie de cor avec une belle galopade de chevaux menée par Bartabas sur une piste qui nous qui surplombe, on perçoit une danse de squelettes enfantins qui s’élèvent au dessus de nos têtes. Puis c’est l’entrée d’un beau cheval noir qui danse, un grand squelette monte sur son dos. Les courses et les numéros se succèdent plus stupéfiants les un que les autres, ossements, marionnettes démantibulées, manipulées comme par magie, hommes et femmes squelettes masqués, voltigeant dans les airs, retombant sur les chevaux  avec maestria aux rythmes des musiques de pays où la mort est une fête qui nous concerne tous. Le spectacle ne manque pas d’humour, noir bien sûr, les chevaux sont éblouissants de vie et de santé, les petits remorquant des charrettes foraines funèbres et comiques au dessus de nous à toute allure, les grands obéissant au doigt et à l’oeil dans des numéros périlleux comme de monter à 4 sabots sur un espace minuscule, où encore de se tenir couché sur le flanc et de se relever une fois enfourché par une cavalière. Calacas touche à un grotesque sublime.
Réservation et tarifs 08 92 681 891 http://www..bartabas.fr

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