L’ODEUR DU SANG HUMAIN NE ME QUITTE PAS DES YEUX, d’après Macbeth, mise en scène Philippe Ulysse

le Monfort Théâtre, 29 janvier
Spectacle palimpseste, d’après Macbeth de Shakespeare
« …une histoire contée par un idiot, pleine de bruit et de fureur. Et qui ne veut rien dire ! »
Nos sommes assis en bi-frontal de part et d’autre d’une piste en mâchefer noire, à une extrémité un rideau en lamé argenté, à l’autre un bungalow américain où l’on voit des personnages en costumes modernes. Une pulpeuse chanteuse coiffée d’une grosse perruque blanche surgit devant le rideau, elle chante et l’on distingue « Macbeth shall be king ! Macbeth et sa femme surgissent du pavillon en costumes modernes, elle est en rouge, chaussée de très hauts talons, ils préparent le meurtre de Duncan dans un anglais dont la phonétique est incertaine, malgré les bancs de surtitrage qui nous cernent. On assiste au meurtre de Duncan qui surgit du pavillon, puis au délire et aux remords de Macbeth, à la disparition de sa femme. Viennent s’y mêler des images de guerres contemporaines et des séquences interprétées en français mais mal sonorisées, on a du mal à entendre, à comprendre le texte. Une débauche d’images fortes sur les guerres coloniales, celle d’Algérie notamment, celles d’autres guerres toujours injustes, jamais résolues. Des images fortes dont le poème de Fernando Pessoa cité en exergue rendent bien compte :
« La guerre, la guerre, la guerre réellement.
Excessivement ici, la guerre, l’horreur réelle..
Avec sa réalité de gens qui vivent réellement
Avec sa stratégie réellement appliquée à des armées
Réelles composées de gens réels
Et puis ses conséquences, non des choses racontées
dans des livres,
Mais des vérités froides, dommages réellement humains,
morts, bel et bien morts en vérité,
Et le soleil lui-aussi réel sur la terre aussi réelle
Réels en acte et la même merde au milieu de tout ça ! »
Un spectacle dont on peut sortir enthousiaste, révolté ou furieux, mais pas indifférent!
Philippe Ulysse a créé sa compagnie le Bureau de l’intervalle en 2006, avec laquelle il a monté quatre spectacles.
Avec Nicolas Avinée, Victoire Dubois, Dalia Khatir ou Pascale Valenta, Laurence Mayor, Anthony Paliotti, Fred Ulysse.

Le Monfort jusqu’au 16 février, du mardi au samedi à 20 h 30, Tél 01 56 08 33 88.
http://www.lemonfort.fr

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