OUZ et ORE, Théâtre des Quartiers d’Ivry, 18 mars

RADICAL CALDERON Diptyque de Gabriel Calderon,

ORE peut-être la vie est-elle ridicule ? mise en scène Adel Hakim en collaboration avec Gabriel Calderon, scénographie et lumières Yves Collet, images de scène Nabil Boutros et Mathieu Mullot.

En Urugay, un père se désole de la décision de son jeune fils adolescent qui décide d’embrasser la carrière militaire. Le père ne se remet pas de la disparition de sa fille enlevée très jeune, qu’on n’a jamais retrouvée. Leur mère a disparu du foyer depuis plusieurs années. Un général apparaît avec son fils également militaire, ils veulent emmener le jeune homme avec eux, celui-ci veut les suivre, ce qui déclenche la fureur de son père au nom de la mémoire de sa fille. La mère revient après des années d’absence, elle non plus n’a pas réussi à faire le deuil de leur fille et s’oppose au dessein de leur fils. Mais coup de théâtre inattendu, un navire spatial débarque dans un bruit d’enfer conduit par des extra terrestres, ce sont eux qui ont enlevé la jeune fille, elle est revenue et reconnaît ses parents. S’ensuivent d’étranges transformations, les différents personnages s’incarnent dans d’autres corps, le père devient la mère, la fille le fils, un extra terrestre le père etc…Toute une recherche sur d’énigmatiques missions secrètes se fait jour, « chacun de nous est l’autre (…) le monde est une grande méprise… ». commentée en direct par la télévision Urugayenne dans une ambiance de fin du monde.
Interprété avec énergie par dix acteurs très présents, la pièce prend une belle dimension dans un décor étrange éclairé par de splendides images de scène, grâce à un humour très particulier. Les acteurs s’amusent et nous aussi.

OUZ, Le village, série de pièce fantastiques, volume 2, mise en scène Gabriel Calderon.

Une jeune femme, Grace croit entendre la voix de Dieu : pour prouver se foi, il lui enjoint de tuer l’un de ses deux enfants ! Lequel ? Elle en a deux, Thomas, bel adolescent dévoué et plein de vigueur et Dorothea, petite fille quelque peu demeurée qui ne cesse de s’obstiner silencieusement dans des jeux enfantins. Grace hésite, ne sait comment s’y prendre, mais bien décidée à obéir aux ordres divins, elle entreprend de rompre avec son mari follement amoureux d’elle. Plusieurs de ses tentatives d’assassinat sur ses enfants échouent, le mari quitte le foyer conjugal bien décidé à reconquérir à tout prix sa femme, le village s’en mêle. Le mari passe ses journées dans une boucherie, le boucher se tranche les doigts l’un après l’autre pensant que celui-ci veut séduire sa fille. Mais on croit que Grace devenue homosexuelle s’est éprise de la fille du boucher et le mari entreprend de se transformer en femme pour regagner ses faveurs. On n’en finirait plus de détailler cette fable abracadabrante qui finira bien après le départ du fils avec le curé homosexuel. C’est Dorothea, la petite demeurée qui avait tout manigancé, cachée sous sa table ! Joué, parfois de manière très caricaturale surtout de la part un peu sèche de Grace (Véronique Attali), impossible de jouer en finesse un tel texte, on tombe dans un grand guignol un peu lourd, mais le public qui remplit la salle ne boude pas son plaisir devant une distribution qui se donne à fond.
Studio Casanova d’Ivry jusqu’au 21 avril, Ouz et Ore en alternance, mardi, mercredi, vendredi à 20 h, jeudi à 19 h, samedi à 18 h, dimanche à 16 h, tél 01 43 90 11 11.
http://www.theatre-quartiers-ivry.com

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