ON A FAIT TOUT CE QU’ON A PU, MAIS TOUT A ÉTÉ COMME D’HABITUDE de Philippe Fenwick, Z.O.U. ( Zone d’ombre et d’Utopie), Théâtre 13, 12 avril

 

 Nous avions rencontré Philippe Fenwick aux côtés de William Mesguich. Ils avaient tous deux été formés au Théâtre du Jour d’Agen par Pierre Debauche qui leur avait communiqué la rage de jouer. Ensemble, ils avaient parcouru à pied avec leur troupe, plusieurs milliers de kilomètres du sud ouest de la France jusqu’à la Belgique, jouant leurs spectacles, pour la plupart des pièces de Fenwick dans des conditions spartiates dans d’improbables salles des fêtes. Il a publié le récit hilarant de leurs aventures, Un théâtre qui marche, chez Actes Sud.

 Philippe Fenwick n’a pas pour autant perdu le goût des aventures. Nous avions pu voir au Jardin des Carmes en Avignon Est Ouest, un  spectacle décapant sur le retour à Berlin Est d’une allemande  émigrée et déçue par l’occident avant la chute du mur qui avait déjà quelque chose d’autobiographique. On a fait ce qu’on a pu…est dans la même veine ! Sauf que cette fois c’est le récit d’un rêve avorté, longuement mûri pendant 4 ans, celui d’une épopée théâtrale qui devait conduire en 2012 la compagnie de Brest à Vladivostock aux fins fonds de la Russie. Philippe Fenwick se lance dans l’aventure en 2008, le jour de la mort de son père dans un accident d’avion, il entreprend des démarches aussi harassantes qu’inutiles pour trouver les financements indispensables au voyage de sa troupe. Mois après mois, les rendez vous s’annulent, les démarches administratives lui mangent la tête et l’empêche de se consacrer à l’écriture de son oeuvre rêvée. Le fameux bureau A du Ministère de la Culture  qui devait lui ouvrir enfin les portes de son rêve, n’existe plus. Interprété avec un bel humour par le metteur en scène et deux techniciens qui règlent les effets sonores et visuels, Fenwick accueille chaque soir des artistes invités, ce jour là Sarah Schwarz fil de ferriste et ZED musicien l’accompagnaient. Il évoque aussi ATAVISME le spectacle qu’il avait monté à l’Atalante sur la célébrité oubliée d’un certain Jacques Mercier, qui avait entrepris un voyage autour de sa chambre. Ce Don Quichotte du théâtre nous régale de son humour joyeux. 

Il faut tout de même préciser que sans avoir atteint Vladivostock, Fenwick a tout de même fait quelques escales en Russie grâce à Nathlie Conio,  qui était directrice du Centre Culturel  Français de Samara ! 

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