LA RONDE DE NUIT, Théâtre Aftaab en voyage, Théâtre du Soleil, 17 avril

 

Création collective, mise en scène Hélène Cinque

Depuis 2005, le Théâtre du Soleil s’est beaucoup investi en Afghanistan. Ariane Mnouchkine avait réalisé un premier stage à Kaboul au milieu des ruines et des roses d’un jardin qui avait donné naissance au Théâtre Aftaab, « jeune troupe afghane mixte et courageuse, un petit Théâtre du Soleil d’Asie centrale ». Plusieurs séjours et échanges ont dynamisé la troupe, la création de Roméo et Juliette avec Maurice Durozier, des ateliers de formation à Paris autour du Tartuffe, du Cercle de craie caucasien joué à Kaboul et en Inde, puis à Paris en 2008, enfin la première création collective Ce jour-là sous la direction d’Hélène Cinque. Ces deux spectacles au Festival Sens Interdit des Célestins à Lyon puis en tournée en région Rhône-Alpes en 2009. D’autres spectacles et stages ont suivi, une création avec une chorégraphe et L’Avare monté par Hélène Cinque à Kaboul, une formation à l’ENSATT de Lyon en 2010, Sophocle/Oedipe Tyran monté par Mathias Langhoff à Lyon, Avignon et au Théâtre du Soleil en 2011, une reprise de Ce jour-là et de l’Avare à Paris Quartier d’Été à l’Équinoxe de Chateauroux et au Channel de Calais, enfin La Ronde de nuit qui démarre au Théâtre du Soleil.

Dans la bonne tradition du Soleil, 18 acteurs sur le plateau. leur décor figure la salle de répétitions du Soleil, à la cour un espace ouvert où tombe une neige drue. Un nouveau gardien est accueilli par la directrice technique qui lui donne des instructions sévères, il doit laisser pénétrer une femme qui y est hébergée dans une alcôve confortable, accueillir un sans logis qui vient prendre prendre sa douche, sauf s’il est ivre. Le gardien doit faire sa ronde régulièrement toute la nuit. Il surpris par un camarade Afghan qui doit partir le lendemain à Kaboul, celui-ci a enfin réussi à obtenir le sésame magique attendu depuis longtemps, un passeport, il émerveille son compagnon qui en est dépourvu ! Les visiteurs annoncés se succèdent, puis pendant la première ronde débarque un groupe d’Afghans frigorifiés qu’on ne peut décemment repousser. On sort les matelas, mais ils doivent repartir le lendemain par le premier métro. Entre 2 rondes, heureusement, grâce à un vieil ordinateur, le gardien peut communiquer avec sa famille, sa femme qui le presse de la faire venir, sa mère interprétée par un homme qui en fait des tonnes, son père affirmant son autorité. Une prostituée débarque gelée elle-aussi, hurlements de toute la famille qui assiste à la scène par skype !…Malgré quelques séquences un peu maladroites, ce spectacle autobiographique dans tous les sens du terme-on sait qu’Ariane Mnouchkine a toujours mené un combat déterminé pour les sans papiers qu’elle continue d’accueillir au Théâtre du Soleil-captive notre public encore clairsemé en ce soir de première.

La ronde de nuit sera accueillie à Paris Quartier d’Été Théâtre 13 Seine, puis Nanterre Amandiers, au Théâtre du Nord à Lille, au Festival Sens Interdits des Célestins de Lyon et auFestival International de Kaboul.    

 

 

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