MACBETH, Théâtre de l’Unité, Green Days, Festival Nature dans le Pays de Montbéliard, MA Scène Nationale, 29 mai

 

Version avec guide pour forêt en 5 stations

C’est la première représentation de cette épopée initiée depuis de longs mois par Jacques Livchine et sa complice de toujours Hervée Delafond. Ils avaient donné en avril dernier, sous une pluie fine, une répétition publique de ce Macbeth mûri dans des températures extrêmes, jusqu’à -10°, avec leur troupe de onze comédiens comme celle de Shakespeare, dont la plupart avaient participé à leurs aventures précédentes. Il ne pleut pas et malgré une boue tenace, avec  un équipement de randonneur, on peut suivre Hervée Delafond, guide conférencière, fée Clochette qui nous emmène en cinq stations dans les dédales de cette tragédie à travers les sentiers obscurs du bois. Un silence complet est requis, « l’obscurité totale est un des acteurs principaux du spectacle (…) le deuxième acteur principal c’est la forêt »…Elle nous conduit à pas rapides jusqu’à une pile de légers tabourets que nous devons emporter pour assister aux différentes stations qu’elle commente avec un humour cinglant.

Première station, celle des sorcières, elles ne sont pas trois mais deux, qui dans un cercle de flammes prédisent à Macbeth son titre de Cawdor et sa couronne de roi stérile, et à Banquo son compagnon une descendance royale. Incrédule, Macbeth qui retourne vers son château, apprend la trahison du Cawdor que le roi Duncan fait exécuter. Il hérite de son titre, est ébranlé par les prédictions des sorcières. Banquo « Alors, vous voilà tenté par la couronne. Méfiance Macbeth, les puissances des ténèbres disent souvent des vérités qui nous conduisent à notre perte »…

Nous suivons notre guide qui explique et commente avec un humour parfois lourd les action avec les difficultés rencontrées pour les mettre en scène « trop salissant et trop cher »…c’est souvent drôle car on saisit bien les difficultés de traduction et de transposition. Elle nous emmène à quelques mètres, plusieurs heures de cheval dans le château de Macbeth, où sa femme concevra et mettra en oeuvre l’assassinat de leur souverain, malgré les hésitations de son époux.

De station en station, nous peinons dans l’obscurité, guidés par de petits champignons lumineux, surpris par des combats dangereux au dessus des flammes, assistant à la terreur de Macbeth hanté par les spectres de ses victimes assassinées sous la pression de sa femme. Heureusement aucune longueur dans les séquences aérées par des marches silencieuses derrière notre drôle de guide qui nous rassure. Le final après le massacre, c’est le triomphe de Macduff avec un discours très contemporain : « Nous livrerons une guerre sans merci  à tout ce qui peut détruire l’humanité de nos jours, nous préfèrerons l’énergie solaire à l’énergie nucléaire, nous nous opposerons résolument aux pesticides aux gaz d’échappement, au trou d’ozone, à tout ce qui peut entraîner notre planète terre à une destruction programmée…(…) L’humain d’abord et d’abord l’humain. »

Pour les prochaines représentations en Alsace et à la rentrée consulter theatredelunite.com. 

 

 

 

 

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