UN DIKHRI POUR NOS MORTS, Le Tarmac 26 juin

 

 Conception, mise en scène et jeu Soeuf Elbadawi

Un homme en gandoura entre en scène, dans un espace religieux, il y a 3 tables sur de gros rondins, l’un avec une lampe à pétrole, les 2 autres avec une bougie, un bâton d’encens et un service à thé. Il égraine son chapelet, il est là pour la déploration des morts aux Comores, victimes de l’occupation française qui s’est poursuivie à Mayotte, l’une des 4 îles au moment de leur indépendance en 1995. L’instauration du « visa Balladur » a coupé les habitants de leur racines familiales, des milliers de gens sont morts à bord de leurs « kwasas »,  fragiles embarcations de fortune utilisées pour rejoindre clandestinement les familles séparées. Ce rituel poétique sur la mort, entrecoupé par quelques images réalistes projetées sur un écran est terrifiant. « On a tous une vie de rescapé »…

« Ouvrez bien l’oreille

Retenez bien votre souffle

D’une rive à l’autre

Le désastre en partage

Cette nuit, ils ont annoncé la mort de l’un des miens

Mon cousin happé par la vague, broyé par les flots »…

Soeuf Elbadawi a fait ses études en France, avant de retourner aux Comores pour fonder sa compagnie Washko Ink. avec le soutien de Billkiss* à Paris. Un Dhikri pour nos morts avait été joué à Moroni dans son île avec une distribution plus étoffée. Il espère pouvoir revenir en France avec sa troupe. 

Pour joindre la troupe washkonet@yahoo.fr

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