UNE FLÛTE ENCHANTÉE, THÉÂTRE DES BOUFFES DU NORD, 29 JUIN

librement adapté par Peter Brook, Franck Krawczyk et Marie-Hélène Estienne
Ayant manqué la création au dernier Festival d’Automne en novembre 2012, une émission bienvenue sur France Culture le 28 juin, m’a prévenue de la reprise de ce spectacle mythique ainsi que de la diffusion sur Arte, le 3 juillet du film de son fils Simon Brook, Peter Brook sur un fil le 3 juillet.
Peter Brook reste une idole toujours vénérée, mon premier article publié en 1966 dans le Monde Libertaire, portait sur US troublant spectacle sur la guerre du Viet Nam, vu à Londres, je me souviens encore de l’extraordinaire Glenda Jackson et du papillon brûlé à la fin du spectacle…
Accompagné au piano par Rémy Atsay, sur un plateau nu peuplé d’une forêt de hauts bambous, manipulés par les acteurs chanteurs qui ouvrent des chemins, forment des labyrinthes, avec des bancs de sur titrages latéraux très lisibles, cette Flûte enchantée n’a jamais été aussi claire, sans pour autant perdre son étrange mystère. Comme pour La tragédie de Carmen et Impressions de Pelléas, Peter Brook qui avait depuis 1950 abandonné l’opéra après plusieurs expériences à Covent Garden et au Metropolitan Opera de New-York, « pris d’une haine absolue de cette forme figée (…) contre le système opéra qui bloque tout » a choisi de travailler longtemps avec de jeunes chanteurs.
Pour la première fois, cet opéra devient presque lumineux : la vengeance de la Reine de la nuit contre Sarastro qu’elle veut détruire, car il a enlevé sa fille Pamina pour la préserver du mal. Pamina est chargée par sa mère de tuer Sarastro, mais elle s’y refuse. Elle recherche Tamino, errant lui aussi avec Papageno dans un chemin initiatique. Les deux amoureux se retrouveront après avoir triomphé de l’empire du mal et Papageno trouvera sa Papagena. Tous les grands airs sont interprétés avec une belle maestria par une distribution étincelante de simplicité, en particulier Alex Mansoori, magnifique Monostatos. Un seul défaut, au deuxième balcon, on peinait à entendre les séquences parlées, pour que le délice soit absolu.
Théâtre des Bouffes du Nord jusqu’au 31 juillet, du mardi au samedi à 20 h 30, réservations 01 46 07 34 50 de 13 h à 18 h
http://www.bouffesdunord.com

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