LA PLACE DU CHIEN, Maison des Métallos 11 avril

 

Texte et mise en scène de Marine Bachelot, compagnie Lumière d’août

Ce chien , c’est le compagnon favori de Carine, il partage sa vie, son minuscule appartement et même son lit . Survient Sylvain, un musicien venu d’Afrique, dans ses bras Carine s’épanouit, mais elle doit reléguer son chien dans la baignoire. Shere Khan n’apprécie pas d’être remis à sa place de chien , « il est peut-être un peu jaloux », et Sylvain lors de ses passages tente de l’exclure, adressant des discours sévères à celui qu’il s’obstine à appeler Ouaf-Ouaf. Carine est inflexible, malgré les folles nuits d’amour lors des passages de Sylvain qui trouve que » le monde est plein de roquets ! ». Jusqu’au moment où le chien qui s’est fait agresser, rentre à la maison blessé. Carine l’a installé dans son lit, elle demande à son amant : « Ça te dérange si on dort par terre aujourd’hui ? ». L’amour devient triste, Sylvain prend son plaisir en oubliant Carine, il n’arrive plus à lui parler, malgré des efforts pour l’aider dans le ménage. On entend le discours de Sarkozy sur « l’homme africain qui n’est pas entré dans l’histoire !  » Carine abandonne son travail de vendeuse dans un supermarché, elle a décidé de profiter de la vie, de bien nourrir son chien, mais Sylvain est arrêté, mis dans un camp de rétention et expulsé après un adieu douloureux à Carine, venue lui rendre visite..
Lamine Diarra, l’amant musicien, Flora Diguet en Carine folle de son corps, frustrée de son plaisir au terme d’un parcours amoureux décalé et surtout Yoan Charles, le chien sont étonnants. C’est ce chien plus vrai que nature qui prend enfin la parole à la fin : »la place du chien, c’est de s’échapper de sa place, ouvrir sa gueule ne suffit pas, la place du chien, c’est de mordre ! ».

Marine Bachelot se définit comme une écrivaine, metteur en scène militante féministe. À la tête d’un collectif en Bretagne, elle a fait ses débuts auprès de Roland Fichet directeur du Théâtre de la Folle Pensée, au cours d’un stage d’écriture à Saint-Brieuc en 2000. Elle a réalisé des lectures débats, « cheval de bataille pour traiter des questions politiques et sociales » en 2009. Ses deux premières pièces Tabaski et Homère Homer sont des fables documentaires contemporaines.

Maison des Métallos samedi 12 avril à 16 h 30, Tél 01 48 05 88 27

 

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