THE VALLEY OF ASTONISHMENT Théâtre des Bouffes du Nord, 29 avril


Une recherche théâtrale de Peter Brook et Marie-Hélène Estienne, avec Kathryn Hunter, Marcello Magni et Jared MacNeill, musiciens Raphaël Chambouvet et Toshi Tsuchitori

Peter Brook est l’une de mes idoles vénérées. Mon premier article publié dans Le Monde Libertaire en 1966 portait sur U.S. vu à Londres (à l’Aldwych ?), extraordinaire spectacle sur la guerre du Viet Nam qui nous concernait tous où Glenda Jackson étincelait et où l’on brûlait un papillon…Beaucoup de souvenirs me sont resté en mémoire,  Le songe d’une nuit d’été, La cerisaie avec Michel Piccoli et Natasha Parry, les Iks,, et surtout L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau, parmi les plus brûlants.

The valley of astonishment est de la même veine. J’ai eu la chance de pouvoir acheter le dernier billet pour cette première tant attendue, je me suis assise sur ces gradins après 2 heures d’attente dan un café indien du voisinage. Le plateau est nu, avec 8 chaises et des tables dispersées, des instruments de percussion, des cordes et un piano. Il s’agit encore de troubles de la mémoire, Mrs Samy Costas est un phénomène, elle retient tout, ne parvient pas à oublier. Comme le phénix, elle a la sensation de vivre 1000 ans, elle remémore une chanson de son enfance chantée par sa mère. On l’envoie se faire examiner dans un laboratoire de sciences cognitives, sa mémoire est sans limites. Elle incruste les syllabes, parvient à répéter un poème en italien, langue qu’elle ne parle pas. Le lendemain, elle se fait virer de son boulot. Elle commente ses trucs de mémoire. « Dans la vallée de l’étonnement, un cri est une épée ». On l’engage dans un cirque, mais les médecins qui l’entourent ne parviennent pas à l’aider à oublier. Sa mémoire l’étouffe, les bruits des nombres sont toujours là. Elle veut se dédier à la science, donner son cerveau…
Ce spectacle toujours en cours en cours d’élaboration, n’a pas encore répondu à mon attente. Il ne s’agit pas d’une déception, car j’ai pu savourer La qualité du pardon, Réflexions sur Shakespeare que le Seuil vient de publier, en attendant la représentation et j’espère pouvoir y retourner d’ici la fin de la série.

Théâtre des Bouffes du Nord jusqu’au 31 mai, du mardi au samedi à 20 h 30, matinées 10, 17, 24 et 31 mai à 15 h 30, Tél 01 46 07 34 50

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