BELGRADE La Meute Collectif d’acteurs, Festival Impatience au Cent Quatre, 27 mai

 

D’après Belgrade d’Angelica Liddell, mise en scène Thierry Jolivet, avec Florian Bardet, Clément Bondu, François Jaulin, Nicolas Mollard, Julie Recoing, composition musicale et interprétation Jean-Baptiste Cognet et Yann Sandeau.
 
Initiée par Olivier Py, alors directeur de l’Odéon, cette sixième édition du Festival Impatience révélant de jeunes troupes émergentes, a été  reprise par l’équipe du Cent Quatre rejointe  depuis l’an dernier par le Théâtre du Rond Point. Sept compagnies, pour la plupart des collectifs présentent des créations inédites, pour deux représentations. Parmi elles, la compagnie de Salavatore Calcagno avec La Viecca Vacca de Salvatore Calcagno vu à Vanves. Un petit rappel :

 Étonnant spectacle que cette bizarre ronde de femmes en folie de cuisine, autour d’un jeune adolescent qu’elles cernent de leur amour dévorant. La Viecchia Vacca est la deuxième pièce  d’un jeune Sicilien de 24 ans, né en Belgique, formé à l’Institut  National des Arts de Bruxelles.  Quatre femmes se déchaînent dans une furie culinaire autour d’un jeune homme muet, pétrifié par ces manifestations d’amours étouffantes. Les images baroques et insolites se succèdent, les femmes caquètent en italien avec des échappées en français, seins nus posés sur la table, dans une baignoire devant le jeune homme muet qui terminera comme il est sorti du ventre de sa mère. La beauté des images annihile toute vulgarité, elles se succèdent à un rythme rapide avec un certain humour. Malgré l’inévitable longueur qui fait décrocher plusieurs d’entre nous à la fin du spectacle, cette équipe a un bel avenir devant elle.

Belgrade, c’est un oratorio lyrique chanté avec la rage furieuse d’un orchestre rock surplombant le plateau, 2 musiciens et des chanteurs qui se relaient avec de grandes projections, la déploration furieuse d’une journaliste d’abord muette, dans les dernières minutes du spectacle. La fureur de cette guerre qui a dévasté la Serbie est clamée avec un beau désespoir qui n’a laissé qu’une succession d’images confuses dans mon souvenir. Derrière ces affrontements rageurs, la dévastation de cette ville à feu et à sang, les larmes de crocodile de notre occident impuissant se déversent. Un belle rage théâtrale !
 

 

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