L’ÉCHANGE, Villeneuve en scène, 19 juillet

 de Paul Claudel, mise en scène Jean-Christophe Blondel, scénographie de Tormod Lindgren

Au sommet de la colline de Mourgues, au coucher du soleil, cette mythique pièce de Claudel prend un relief étrange. Une vieille caravane installée devant piste latérale de plancher avec une balançoire munie d’un pneu, au loin une caravane fermée qui sert d’écran pour des projections liquides. Marthe est dans sa caravane, elle déroule un tapis, se balance. Louis Laine  entre nu, prend un arc, monte sur le toit de la caravane, descend, étreint sa femme. « Le théâtre, attention il y a quelque chose qui est vrai (…) le théâtre, c’est l’endroit de nulle part ! » L’arrivée de Thomas Pollock Nageoire et de Lechy Elbernon va perturber cette passion amoureuse. L’Échange se fait, Lechy primesautière et folle de ses caprices, arrache Louis Laine à Marthe avant de mettre le feu à la maison de son Pollock Nageoire. Lui ruiné se retrouve devant Marthe  qui l’accepte, Laine étant mort. Malgré l’ampleur et la beauté du site et de certaines scènes, les deux heures de la représentation peinent à s’achever. Valérie Blanchon en fait trop dans le jeu de sa folie destructrice, Pauline Uruguen en Marthe est très juste, Yannick Landrein en Laine impose sa belle nudité, Pierre Alain Chapuis un solide Thomas Pollock Nageoire.

Colline des Mourgues jusqu’au 20 juillet à 20 h 15

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