DANEMARK LA TRAGÉDIE D’HAMLET Théâtre Romain Rolland de Villejuif, 7 novembre

De William Shakespeare / Collectif Jacquerie, adaptation et mise en scène Joan Bellviure

Après la disparition d’Alain Mollot en 2013, metteur en scène fondateur du Théâtre de la Jacquerie implanté à Villejuif depuis 1985, son équipe a décidé de poursuivre son action en constituant le Collectif Jacquerie, mené par Joan Bellviure, Véronic Joly et Laurence Clauzel, leur énergique administratrice. Plusieurs mois ont été nécessaires pour finaliser ce projet, nous avions pu voir une étape de travail bien différente du spectacle présenté à Villejuif, à la Maison des Métallos au printemps dernier (voir ce blog).
Nous sommes dans une salle de sports contemporaine, les acteurs s’agitent autour d’une table de ping-pong, l’un d’eux est allongé en travers, il sert de filet. Tout le monde s’affaire sur des musiques des années 70. à placer des chaises de cuisine d’aujourd’hui On recouvre la table d’une nappe blanche pour dresser le couvert pour les noces de Gertrud et Claudius, frère assassin du défunt roi, le père d’Hamlet. Un immense portrait de Claudius est déployé qui narguera Hamlet jusqu’à l’issue fatale de la tragédie. Hamlet tait voler la table au moment où il est invité par son oncle à le considérer comme son nouveau père. Il disparaît sur l’échafaudage derrière le portrait du roi félon : « Notre époque est détraquée, ô maudite fatalité qui m’a fait naître pour la remettre en marche ! ». Polonius s’agite pendant que Rosencrantz et Guilderstern jouent au golf, Hamlet feint la folie en cravate et caleçon, mais Polonius lui apporte son pantalon qu’il revêt. Il a décidé de démasquer le meurtrier en faisant interpréter par la troupe de comédiens en visite au château, le meurtre de son père par son frère félon. « Nous sommes tous de parfaits salauds, ne crois aucun d’entre nous ! ». Il y a un étrange mélange entre l’époque élisabéthaine et la nôtre avec des objets et des costumes quotidiens et un texte qui résonne de la violence d’aujourd’hui avec des transformations des 7 acteurs qui endossent avec rapidité différents personnages. Les images à la fois tragiques et comiques, nous mettent en alerte sur la violence insoutenable du temps de Shakespeare qui n’a rien à envier à celle de notre époque. Un pari difficile des plus réussis !

Théâtre Romain Rolland de Villejuif, Salle Églantine jusqu’au 17 novembre, jeudi, vendredi à 20 h 30, lundi, samedi à 19 h, dimanche à 16 h, tél 01 49 58 17 00, http://www.trr.fr

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