LES ARTS DE LA RUE EN QUESTION par la Fédération des Arts de la Rue aux Ateliers FRAPAZ et à la MJC de Villeurbanne, 28 novembre

Une grande partie de la profession s’est réunie pendant deux jours pour faire le point sur les pistes de développement des aides attribuées aux artistes de rue. C’est Patrice Papelard qui nous accueille et nous retrouvons nombre de vieux routiers amis, entourés d’une ribambelle de jeunes femmes issues des masters de médiation culturelle qui maîtrisent à merveille la nov-langue.
Une première réunion dans la belle MJC rénovée permet d’évoquer une piste de développement des aides attribuées par les pouvoirs publics, celle des 1% au titre des arts plastiques. 12000 oeuvres ont été aidées par l’État et les Collectivités territoriales (on peut remarquer que pour la plupart, les réussites artistiques n’ont guère survécu !). On pourrait monter un 1% au titre de la création en espace public, proposer une loi ou une circulaire, créer un fonds globalisé qui pourrait rassembler une manne de plusieurs milliards d’€.
Comment peut-on se former ? Il faut développer des refuges pour artistes itinérants, créer une école du spectateur, replacer le local au centre des préoccupations de l’artiste.
Les moyens attribués : 77 Scènes Nationales, 12 Centres Nationaux des Arts de la Rue( bien moins aidées). 80 % des 70 projets sont aidés par un seul CNAR, 3 projets sont aidés par l’ensemble des CNAR.
Il faudrait inventer une démocratie directe en dehors des élections. La Fédération devrait être associée à la désignation des directeurs de CNAR. Comment aller plus avant dans la visibilité des arts de la rue ? Il faudrait intervenir dans les grands lieux de formation et un compagnonnage avec les élus à instituer dans les rendez-vous. La Fédération peut proposer des moments de rencontres entre anciennes et nouvelles compagnies pour rendre visibles les expérimentations. Il existe un trou préjudiciable entre les compagnies qui naissent et celles qui meurent.
On nous bombarde ensuite d’acronymes obscurs : les SODAR, schémas d’orientation des arts de la rue en cours de rédaction pour élaborer un projet pertinent et impertinent, la MNACEP, mission nationale des arts et de la création en espace public (sauf erreur de ma part) en vue d’élaborer un dialogue territorial. Les arts ne sont légitimes qu’auprès de 5% de la population. Il existe aussi les SOLIMA, schémas d’orientation des musiques actuelles. En conclusion puisqu’il n’y a plus d’argent, pourquoi s ‘emmerder à en chercher ? Inventons du rêve et non pas du cauchemar!
Pour la deuxième partie de la journée, nous nous réunissons aux Ateliers Frapaz, beaucoup plus frustes, en commissions, dont le sens orchestrées par ces jeunes masterisés dont les conclusions me sont restées obscures.

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