SEUIL L’Échangeur de Bagnolet 9 mars

Texte d’Alain Enjary, mise en scène et scénographie Arlette Bonnard

Un long couloir jaune plutôt déprimant, au milieu une porte. On frappe énergiquement, une femme vient ouvrir, dans l’ombre en retrait un homme parle sans s’avancer : « Moi le premier, je me demande ce que je fais là ? (…) Tu es debout, je t’admire ! ». La femme s’est détournée, appuyée de face au mur, en levant un bras elle ne voit pas son compagnon qui entame un long soliloque. Elle reste muette, il s’est avancé sur le seuil et parle, parle, à perte d’haleine, puis se retire, ne voulant pas faire intrusion. Une fois, deux fois, trois fois, jusqu’à huit fois, il revient frapper, évoquant ses nombreuses visites, sans avoir eu la force de frapper. Sa loghorrée intarissable finira par céder, ils se battront et elle finira par prendre la parole. Curieusement, malgré une énergique interprétation de cette femme blessée, on décroche à ce moment. Trop long, trop linéaire, trop de recommencements presque identiques finissent par lasser . Heureusement, le théâtre n’est pas la vie de ce couple indestructible.

L’Échangeur de Bagnolet jusqu’au 13 mars à 20 h 30 relâche mercredi 11 mars, dimanche à 17 h

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