EREVAN EN SOLO 13 mai Péniche Anako

Conception et mise en scène de Serco Aghian, texte de Mariné Petrossian, musique de Claude Tchamitchian avec Nathalie Bitan, compagnie La chaise et le grain de sable
C’est l’évocation d’Erevan, capitale de l’Arménie qui a durement conquis son indépendance arrachée à la Russie, des années après les grands massacres d’Arméniens à répétition qui firent plus d’un million de morts en 1915. ( On peut d’ailleurs voir une saisissante exposition sur ces terrifiants holocaustes à l’Hôtel de ville de Paris) .Claude Tchamitchian à la contrebasse et Nathalie Bitan dialoguent sur ces massacres et la dure réalité vécue par les survivants dans la capitale. Nathalie allume puis éteint des bougies dans des blocs de glace, puis se réfugie à son bureau éclairée par une bougie : « J’aimerais vivre jusqu’au printemps (…) je me laisse exister jusqu’au 1e mars (…) mon pays est minuscule et triste (…) À la bibliothèque les livres sont orphelins (…) Erevan n’est plus qu’un soliloque, jour de fête telle une cérémonie funèbre (…) Aime-moi, empêche-moi de mourir ! (…) il ne me reste plus d’encre bleue, l’encre rouge me fait peur (…) la poésie se mange comme une glace à la crème «
 Ces bribes arrachées à ce concert saisissant surnagent et bouleversent le petit public amical réuni dans cette péniche hospitalière. Malgré l’émotion suscitée par les 2 interprètes, on a parfois du mal à saisir le texte emporté par la contrebasse mais on peut se référer à une citation du programme : « Imaginez une grande ville/ Imaginez la plongée au coeur de circonstances particulières de fin de guerre/ Imaginez l’hiver rude et glacial la neige et la glace/ Imaginez la nuit et l‘absence totale de lumière/ imaginez cette ville qui ne reçoit que 2 heures d’électricité par jour/ Imaginez que la situation économique des habitants de la ville dont vous êtes en conséquence dramatique/ Imaginez que vous devez vous déplacer d’un point à un autre de la ville/ Imaginez les risques qu’à chaque pas vous encourez. »
En deuxième partie, on pouvait assister à un concert Dans l’émoi de Gide par un quatuor à cordes et des extraits du journal de l’auteur lus par Nathalie Bitan et Serco Aghian.

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