COLLECTIF F71 au Vent se lève 15 juin

avec Stéphanie Farrison, Emmanuelle Lafon, Sara Louis, Lucie Nicolas, Lucie Valon, Sabrina Baldassara, Fred Costa…

Depuis 2004, cet énergique groupe de filles s’est consacré à l’exploration de l’oeuvre de Michel Foucault en déclinant divers aspects de son oeuvre sur les prisons et l’institution carcérale. Un triptyque avait été présenté au Théâtre de l’Aquarium et Notre petit corps utopique au Théâtre de la Bastille. Après de nombreuses tournées le collectif a souhaité célébrer ses dix ans, avant de réfléchir à son évolution.

Au Vent se lève, la soirée se prépare, pendant les réglages, les invités arrivent les bras chargés de victuailles dont les invités, une majorité de femmes et des petits enfants se régalent. Une actrice se saisit d’un micro, elle est accompagnée d’un saxophone et d’une contrebasse qui improvisent sur les paroles qu’elle scande avec vigueur : « Il faut continuer, je ne peux continuer, ils m’ont peut-être porté au seuil de mon histoire (…) Je ne voudrais pas avoir à entrer dans l’ordre du discours (…) On veille dans l’ordre des lois ». Pendant son discours Lucie Valon allongée sur le sol projette des lettres qui se dispersent sur un écran jusqu’à reprendre certaines paroles. La conférencière continue à proférer : « Où est donc le danger ? Le Collège de France fonctionne actuellement comme une espèce d’organisme de recherche. Qu’est-ce qui peut contrôler la recherche que l’on fait, un travail que par ailleurs on me laisse faire à peu près comme je veux ? Ce sont des pistes de recherche. Ça serait tout de même pas mal si on pouvait se retrouver à 40 dans une salle ! J’ai donc pris la méthode d’organiser les cours à 9 h 30 du matin (…) Je voudrais mettre un terme à une série de recherches fragmentaires, dispersées sur la procédure pénale… ». Et cette errance dans l’oeuvre de Foucault se termine par un étrange appel de sa part : « Est-ce que quelqu’un aurait les cours dactylographiés des années précédentes, parce que moi, je n’ai rien ! » 
Où ira le collectif F 71, y aura-t-il un successeur à Michel Foucault, c’est la question qu’elles doivent se poser après l’exploration de son oeuvre ? En tous cas elles ont laissé des souvenirs prégnants.

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