ROUGE DÉCANTÉ Théâtre de la Bastille, 4 décembre

 

D’après le roman de Jeroen Browers, adaptation et mise en scène Guy Cassiers, avec Dirk Roofhoodt, décor, vidéo, lumière Peter Missotten

Un homme assis à la cour près d’une petite table éclairée, il est occupé à se nettoyer soigneusement les pieds.  Sur le plateau des rivières liquides jonchées de coussins rouges. De grands écrans bizarres surplombent le plateau.

Nous sommes dans un camp d’internement japonais, lors de la seconde guère mondiale où l’auteur fut enfermé dès l’âge de 5 ans avec, sa soeur et sa grand mère qui y laissèrent leur vie. La mère a réussi à survivre. Il décrit les tortures innommables infligées par le commandant du camp, l’acharnement de sa mère à tout faire pour le préserver, après l’assasisnat au bout de longues tortures, de la petite soeur et de la grand mère. Massif et fragile, l’acteur évolue dans un flot visuel et sonore qui nous plonge dans un abîme vertigineux. Devenu adulte d’âge mûr, il revit la disparition de sa mère, n’a pu aller à son enterrement, s’étant réfugié à des centaines de kilomètres, mais revit douloureusement son enfance lointaine. Dans une forêt d’images vidéo, noyé dans un flot sonore, Dirk Roofthooft impose une présence douloureuse, à la fois massive et fragile, enfant et homme mûr, toujours vivant dans une société impitoyable.

Théâtre de la Bastille jusqu’au 18 décembre à 20 h, dimanche à 17 h, relâche les 7 et 13 décembre, Tél 01 43 57 42 14

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