LA LUNE TZIGANE BRILLE PLUS QUE LE SOLEILChapiteau du Cirque Romanès 26 mars

Le Cirque Romanès installé depuis 22 ans à Paris grâce au soutien de la Mairie, nous offre régulièrement des spectacles aériens insolites, conçus autour de la famille  de Delia Romanès et d’Alexandre avec leurs 6 filles, un orchestre tzigane  et des acrobates déchaînés. Ils ont régulièrement déménagé, mais leur installation square Parodi près de la Porte Maillot en juin 2015, leur a valu de nombreux déboires depuis les récents attentats : vandalisme, vols, fenêtres défoncées, détériorations diverses et surtout chute dangereuse de fréquentation… Pourtant, le quartier semble tranquille autour de ce joli parc où est planté leur chapiteau écarlate. Nous sommes accueillis avec chaleur, impossible de payer nos places, ni les livres d’Alexandre, Sur l’épaule de l’ange, Paroles perdues et Un peuple de promeneurs, publiés chez Gallimard. En effet Alexandre avait joué du luth voilà plus de 20 ans dans un spectacle de cirque mis en scène par le Théâtre de l’Unité et la générosité des tsiganes est sans borne malgré les difficultés financières.

Alexandre ouvre la soirée : « J’ai mis ma veste de pyjama, vous pouvez laisser sonner vos téléphones portables… ».  Accompagnés par un orchestre d’une dizaine de musiciens qui joue en continu, hormis de courtes interruptions pour les numéros les plus périlleux, une série de courts numéros, 7 filles splendides aux cerceaux, des numéros à 3, 6 et 12 balles, une petite fille à la corde volante, un jongleur danseur aux 4 cerceaux, un jongleur de massues, une équilibriste sur une corde basse qui marche avec des tallons aiguille, encore des massues, et un drôle de petit chien numéro plein d’humour. Délia chante, elle porte avec sa voix sa famille et tout le cirque. Des hommes au mât, une acrobate aux tissus, une gitane blonde aux sangles, des équilibres sur la tête, un spectacle généreux qui ravit l’assistance. Une spectatrice revient chaque semaine depuis le début des représentations en 2015.

« Pourquoi j’ai écrit ? L’écriture n’est pas une tradition gitane. La poésie me semblait trop haute pour moi, inaccessible, et puis la vie je voulais la vivre, pas l’écrire. Je m’étais fait une raison mais pas le ciel. Lentement, au rythme des saisons qui passent, j’ai rempli un cahier d’écolier. Ce que je sais, c’est qu’il y a des poètes que j’admire. Peut-être que je n’ai pas supporté de les voir passer. J’aurais voulu être l’un des leurs. » déclare Alexandre en ouverture de Sur l’épaule de l’ange.

Pour aider le Cirque Romanès qui doit finir de rassembler 60 000 €, aller sur le lien https://www.helloasso.com/associations/les-etoiles-multicolores/collectes/soutien-au-cirque-tzigane-romanes

les week-ends Square Parodi Rue de l’Amiral Bruix, métro Porte Maillot

Renseignement et réservations 01 40 09 24 20/ 06 99 19 49 59

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