LA MOUETTE la Filature de Mulhouse 13 mai

d’Anton Tchekhov, mise en scène Thomas Ostermeier

« Mon oeuvre entière est imprégnée du voyage à Sakhaline. Qui est allé en enfer voit le monde et les hommes d’un autre manière  !», écrivait Tchekhov en 1890.

Le plateau est nu avec une claie de bois et des sièges. Au fond, une immense toile brossée au fil de l’action par une artiste qui y peint au son d’un violoncelle, des paysages de montagnes sombres, complètement noires à la fin. Un couple chante en anglais, Nina et Treplev, «  J’ai rencontré un syrien, un conflit, c’est toutes les lettres de l’alphabet…  (…) Pour moi, c’est ça le théâtre, pas de décor, on a l’impression que tous les spectacles sont fabriqués sur le même modèle. (…) La mode pour monter les classiques, on tue comme ça des générations de spectateurs».

Treplev jette le banc, ensanglanté, il étreint Nina. Il fait allusion à la liaison de sa mère avec Trigorine, auteur célèbre qu’il déteste.

On déguste une mise en scène singulière dans son aspect plastique très soigné,  aux antipodes du naturalisme, avec un échec flagrant  sur l’interprétation de Nina par Mélodie Richard, inaudible et une Arkadina trop maniérée qui manque de séduction, pourtant la célèbre Valérie Dréville.  Mais Matthieu Sampeur campe un excellent Treplev, tout comme François Loriquet, un très crédible Trigorine ! À chacun sa Mouette !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s