À Y BIEN RÉFLÉCHIR, et puisque vous soulevez la question, il faudrait tout de même trouver un titre un peu plus percutant. Grande Halle de la Villette 1e juin

Compagnie des 26000 Couverts, mise en scène Philippe Nicolle assisté de Sarah Douaire, avec l’extraordinaire collaboration de Gabor Rassov.

Les 26000 couverts, ils nous avaient interloqués, voilà une vingtaine d’années avec leurs Petites Commissions à Chalon dans la rue. Nous les avons toujours suivis dans Le Sens de la Visite, La Poddémie, les Tournées Fournel, Le Grand Bal des 26000, Le 1e Championnat de France de N’importe Quoi, Beaucoup de Bruit pour Rien et aussi dans L’Idéal Club… Autant de surprises allant de l’insolite au grotesque toujours interprétées avec un sérieux imperturbable par une bande d’acteurs complices.

Les 12 comédiens se livrent avec une ardeur débridée à une fausse répétition d’un spectacle sur la mort. « On n’attendait pas autant de monde pour une sortie de résidence, après 15 jours de travail. On doit saluer Clotilde Menez du Ministère de la Culture, non de la Région et les nombreux partenariats locaux, Culture France etc (…) Philippe est au Mexique pour un stage d’écriture avec des personnes âgées. Nous n’avons que des débuts d’idées pour un spectacle de rue dans un an, sur des exemples de morts subites ! » Le comédien s’étouffe en lisant la note d’intention de Philippe : « Perdre de vue la mort, c’est perdre le sens de la vie, l’absurdité risible de la mort,  en répandant mes cendres sur le parking du Leclerc, je serai sûr que vous viendrez me voir au moins 2 fois par semaine !».
Fumée, hurlements, on émet l’idée de brûler la mort, on la saoule car elle est venue chercher Giuseppe. Sur une fanfare, un extrait de théâtre d’ombres, une échelle tombe : « On a représenté ce qu’on a répété ». On procède au tri sélectif, au « recyclowns ». L’atmosphère devient de plus en plus folle, le pseudo Nicolle qui sniffe de la drogue et son complice menacent les acteurs qui se couchent. Il harangue la troupe « la rue c’est la vie, c’est de la fureur et du cambouis (…) la mort, la mort, la mort à un moment, ça déprime, pas de débat, on arrête ». Tous les acteurs s’accusent de la mort à la justice intergalactique. On doit entamer un débat avec Gabor Rassov, l’auteur, c’est une fausse répétition d’un spectacle de rue sur la mort, mais le spectacle c’est la répétition d’un spectacle sur la vie. Tous les acteurs s’écroulent en dégueulant, « le texte, il était empoisonné ». L’auteur se pend en évoquant la mort de Molière dans le film d’Ariane Mnouchkine. Tout cela se déroule dans un décor abracadabrant et le plus grand désordre, pourtant très ordonné. Beaucoup de rires dans la salle, surtout celui de notre voisine qui s’étrangle sans cesse. On n’imagine pas ce spectacle dans la rue, et ce n’est sans doute pas le propos du vrai Philippe Nicolle qui apparaît à la fin !

Grande Halle de la Villette du lundi au samedi jusqu’au 9 juin à 19 h 30, jusqu’au 9 juin, tél 01 40 03 75 75
http://www.26000couverts.org

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