NOUS N’IRONS PAS À AVIGNON 20 juillet

LES AMOUREUX DÉCHUS Nous n’irons pas à Avignon 20 juillet

de Ghislain Mugneret et Julien Parent, compagnie Les Points Finauds

Un couple se sépare, c’est la femme qui n’en peut plus, elle s’accuse : « je suis une sale étrangère qui pue, j’ai perdu la face ! ». Son mari apparaît, il s’étrangle, toujours amoureux : « Qu’est-ce que j’ai fait ? Une erreur de calcul ? ». Il y a une scène étrange de dédoublement de l’homme, une scène d’amour homosexuelle…La femme finira par retrouver son homme. C’est bizarrement énigmatique ce dialogue amoureux impossible..

NOUS AVONS LA JOIE DE VOUS ANNONCER NOTRE DIVORCE TGV, 20 juillet

Texte Rania Mezani et Véronique Petit mise en scène et jeu.

C’est une vraie fausse conférence de Véronique Petit sur ses difficultés à divorcer. Nous sommes assis en arc de cercle autour d’elle, avec des menus, des bouteilles, des cartes postales, une liasse de billets de banque qu’on nous invite à lancer devant nous à chaque appel de fonds. Véronique porte sans sans cesse des toasts, le premier à la créativité , « le notaire a annoncé 17000 €, c’est pas donné ! » Elle retrace une brève histoire du divorce, avec des lois qui pénalisaient sans cesse les femmes. La notion d’adultère n’a été abolie qu’en 2002 ! Elle tente vainement de mettre en morceaux une table en bois. « Après l’infidélité (de la femme), la seconde cause de divorce, c’est la répétition. ». Elle met aux enchères des robes de mariées suspendues derrière elle, ramasse les billets de banque épars au centre du plateau et nous envoie le bouquet de fleurs en saluant.
Un théâtre documentaire ironique que TGV pratique depuis 1994.

CHOCOLAT BLUES Collectif Daja 20 juillet

De Gérard Noiriel avec Gora Diakhaté, travail collectif entre Martine Derrier, Gérard Noiriel, Isa Armand, Gora Diakhaté, Hervé Sika

On voit un film sur le clown Chocolat, esclave cubain vendu à un marchand espagnol, arrivé à Paris en 1886. Gora Diakhaté danse, il se détache de l’image du film. « J’ai trop connu la jungle et les affres du ghetto. Me voià prisonnier dans cette ferme …». Le voilà engagé dans un ministrel show en Amérique à un rythme infernal, soumis aux lois raciales. Heureusement, il se fait recruter par un impresario qui l’emmène à Paris pour jouer avec Footit dans des comédies clownesques. Le succès les attend: « J’ai été le premier clown thérapeute, j’ai porté 1500 costumes …». Il s’essaye en vain au théâtre : « Au pays des droits de l’homme, un nègre pouvait être clown, mais pas comédien ! Je n’ai pas trahi, j’ai juste changé de costume .»
Seul en scène, Gora Diakhaté se multiplie avec une souplesse de félin plutôt fascinante.
Créé en 2007 le collectif Daja cherche à renouveler l’éducation et la culture populaires grâce à des projets associant des artistes, des militants associatifs et des chercheurs en sciences sociales. Depuis sa création, 14 formes spectaculaires et 3 expositions ont été mises en place.

http://www.daja.fr

Les amoureux déchus, Nous avons la joie et Chocolat Blues sont présentés jusqu’au 23 juillet à Gare au Théâtre 13 rue Pierre Sémard 94400 Vitry sur seine, tél 901 55 53 22 22/ contact@gareautheatre.com

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