LA MOUETTE Théâtre de la Bastille 20 mars

d’Anton Tchekhov, mise en scène de Thibault Perrenoud/ Kobalt

« La Mouette,, pourquoi donc, encore ? (…) Je crois qu’au fond, il s’agit de négocier avec la fonction de l’être. Et personne ne raconte mieux que Tchekhov à quel point il est difficile de trouver une raison de vivre tous les matins. » écrit Thibault Perrenoud qui sort d’une tournée de deux ans avec Le Misanthrope.

Nous sommes assis en rond autour de Nina et Trepleev qu’on ne nomme plus Constantin ou Kostia, mais Constant. On renverse trois sacs de terre sur la piste, on allume des fumigènes, Nina arrive sac à dos, elle doit interpréter la pièce écrite par son amoureux éperdu qui veut créer des formes nouvelles Elle est dissimulée sous une peau d’ours, s’ensevelit sous la terre , en émerge en déclamant un texte étrange. On entend les réflexions désagréables d’Arkadina (Irène) qui se moque de son auteur de fils qui hurle et met fin à la représentation.

On voit les convives en costumes de plage grotesques arriver pour un repas. Arkadina- Irène se moque, déchaîne la fureur du cuisinier qui renverse la table. Constant apporte une mouette à Nina furieuse qui éparpille les plumes blanches. Trigorine nommé Boris commence à courtiser Nina, mais il doit suivre Irène, hystérique, pressée de quitter la campagne pour retourner en ville.

Macha, amoureuse de Constant, a épousé un instituteur pour étouffer son amour, elle refuse de suivre son mari qui doit rentrer pour s’occuper de leur enfant. Elle se fait un lit sur un tas de terre. On voit le retour de Nina vieillie, qui a échoué dans sa carrière d’actrice, a perdu l’enfant qu’elle avait eu avec Trigorine. Elle pleure dans les bras de Constant : « La gloire, le succès, seule compte la patience… ». Elle affirme son amour pour Trigorine « Je l’aime désespérément ! ». Constant dont les oeuvres commence à être publiées, se met à les jeter pendant que Nina déclame. Un coup de feu final met fin à son rêve d’amour perdu.

Une mise en scène originale où l’on peine un peu à retrouver les personnages avec les changements de prénoms, mais on y retrouve la substantifique moelle de cette pièce majeure qui n’a pas vieillie depuis 1895.

Théâtre de la Bastille jusqu’au 25 mars à 21 h et du 27 mars au 1e avril à 20 h, relâches les dimanches, Tél 01 43 57 42 14

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