PIÈCE D’ACTUALITÉ N°8 Théâtre de la Commune d’Aubervilliers 24 mars

Conception et mise en scène Marie-José Malis avec Pascal Batigne, Sylvia Etcheto, Sandrine Romel et les participants de l’École des Actes.

Pour cette troisième saison du Théâtre de la Commune dirigé par Marie-José Malis, une commande a été passée à trois artistes pour élaborer des spectacles avec des gens fragilisés, jeunes déscolarisés, étrangers, vieux anciens ouvriers, femmes esseulées. Cette école est inspirée par l’aventure de la clinique de la Borde. l’École des Actes est présidée et mise en oeuvre par Alain Badiou et accompagnée par Judith Balso sa compagne et de jeunes philosophes inspirés par des institutions républicaines rêvées par Saint Just.

Un acteur allume un poêle, au tableau noir une définition du Litré sur l’Institution. Marie José Malis définit l’École des Actes, le rassemblement de ceux qui veulent agir ! Onze acteurs se présentent, on ouvre une porte à la cour, on voit des flammes au jardin, les acteurs sortent, ils ne sont plus que quatre, une actrice monte dans le petit théâtre : « Pour sauver quelque chose, faut-il donc que j’éteigne le feu avec mes larmes ? ». Le feu s’éteint. On entend un réfugié témoigner sur l’aménagement des foyers où l’on a détruit tous les espaces communs. « Les gens n’aiment pas à sortir de leur silence. Le grand souci de ce pays, le logement, le travail…. Cela pousse l’homme à attaquer un autre homme. Vivre ensemble, inventer ce qui n’a pas de solution. Il faut qu’on travaille ensemble ! Coulibaly ne sait ni lire ni écrire, mais je peux travailler avec les gens ».
L’actrice « princesse » monte dans le petit théâtre : « les amis creusent les tombes, les pauvres on est beaucoup plus nombreux que les riches. Que le pays soit pauvre ou riche, les pauvres sont beaucoup plus nombreux que les riches. Le gouvernement ne travaille pas pour les gens, il faut une révolution des idées. ».
Coulibaly : « Il faut peu de lois, s’il y en a trop, le peuple devient esclave. Si parler à des gens manque, rien ne te donnera le repos ! ».

Une quarantaine de personnes venues des foyers d’Aubervilliers pénètre dans la salle et s’installent à table : « Nous ne sommes pas des sans papiers; nous sommes des travailleurs étrangers dans ce pays, nous y faisons les travaux les plus pénibles. Sans papiers n’est pas une catégorie politique ni subjective pour nous. C’est un mot de l’État. Nous nous vivons comme des travailleurs à qui on ne donne pas de papiers que pourtant leur travail nécessite ».
Ce projet généreux sur l’hospitalité rendue aux immigrés accueillis par le Théâtre de laé Cpmmune, est mis en oeuvre avec lourdeur, les trois acteurs professionnels restent bien empesés et les amateurs ne parviennent pas à s’intégrer. Seul Coulibaly apporte une certaine fraicheur. Trop long, trop lourd et sans l’humour nécessaire qui pourrait donner un sens à la démarche.

lacommune-aubervilliers.fr

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