OBSOLETES Compagnie Gravitations, Festival d’Arts de la Rue Du Bitume et des Plumes, Besançon, Ecole Rivette 6 octobre

Ce festival organisé depuis plusieurs années dans les rues de Besançon, accueille 52 spectacles présentés pendant trois jours au début du mois d’octobre.

La musique joue « On ne lâche rien » pendant que les spectateurs finissent de s’installer sur les gradins en bois circulaires. « On a travaillé sur un début de charte, la parole est libre, tout le monde peut arrêter la charte, si tout le monde s’y met personne ne se fatigue, le problème de l’un peut devenir le problème de tous, tombé en panne l’un d’entre nous peut être ramené en Alsace, le problème de l’un peut devenir la solution de l’autre (…) Il faut trouver un nom au mouvement, ce nom pourrait être Les lents (…) On a prévu des petits sketches ! ».

Les interprètes s’habillent en chemises, deux acteurs agenouillés se relèvent et s’accroupissent aux rythmes de leurs respirations. Ils font des gestes ensemble et s’écroulent par terre. « Mal des dos, mal aux mains, je suis obsolète ! Pourquoi t’as mal au corps ? On externalise, on internalise ! » Ils dansent… »On me rend incompétent, j’ai peur d’être rejeté, de ne plus être personne et disparaître (…) Par la danse, on arrive à exprimer une vérité. Y-a des chômeurs aujourd’hui on va tous couler. On a tous des petites rivières qui peuvent se rassembler. Maintenant, il faut cinq générations pour monter dans l’ascenseur social ».
Fabien Thomas, metteur en scène : « On est dans un système qui nous rend tous obsolètes comme ce vieux téléphone. En 2058 le Nord envahira le Sud. (…) Nous sommes à Lausanne, on se bat pour un quignon de pain ! ». On vient prendre des spectateurs dans le public qui jouent une famille suisse, les Schutz qui doivent escalader la montagne. Papa et Maman Schutz en rampant, s’approchent de la frontière du Congo, le roi les repousse « Dégage !». Papa et Maman Schutz n’en ont pas la force, ils s’étalent pour mourir.
« Tu aimes les dauphins et pourtant, tu les laisses manger le plastique abandonné sur les plages ! Je fais ma part pour sauver la planète ! ». On nous raconte l’histoire du colibri qui fait sa part, le lama crache, l’éléphant se sert de sa trompe. « Qui a allumé l’incendie ? » On nous montre Bolloré, on le tape. « On ne lâche rien, l’important, c’est de rester ensemble, c’est pas le dernier qui a parlé qui a raison (…) Tabasser, butter Bolloré même symboliquement, ça fait du bien ! ». On compare Monsanto à Hitler…

Cette obsolescence programmée est un spectacle salutaire applaudi avec vigueur.

http://www.festivalbitumeplumes.fr

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