J’AI BIEN FAIT Théâtre de la Tempête 27 novembre

Texte et mise en scène de Pauline Sales publié aux Solitaires Intempestifs.

Pauline Sales a écrit, publié et mise en scène une quinzaine de textes qu’elle a montés.  Associée à la Comédie de Valence et au Centre Dramatique Régional de Vire, ses pièces ont été montées par plusieurs metteurs en scène de renom.

À partir de janvier 19, elle sera la directrice artistique avec Vincent Garanger de la compagnie À l’ENVI dont la première création sera une pièce à destination du jeune public « Normalito » créée au théâtre AM STRAM GRAM à Genève et elle bénéficiera d’une bourse du Conseil Régional d’Ile de France dans le cadre d’une résidence de six mois au TGP pour l’écriture de « Quand tu es là rien d’autre ne compte » qui verra le jour en mai 19 et sera interprétée par la troupe éphémère dans une mise en scène de Jean Bellorini.

« J’AI BIEN FAIT » met en scène 4 personnages qui s’interrogent sur leur devenir dans la société comme elle ne va pas. Valentine débarque sans s’annoncer chez son frère Paul, professeur elle est venue visiter Paris avec ses élèves qu’elle a laissés derrière elle. Un amas de polochons blancs est étalé sur le plateau,  « Rien ne s’est passé comme prévu ! ». Elle se précipite aux toilettes : « On a des parents de plus en plus longtemps, on ne sait toujours pas quoi en faire, je vois tout changement comme une régression ! Je viens de jeter mon portable dans tes chiottes ! ». Elle va se vautrer dans les polochons. Son frère disserte sur l’homme de Neandertal, évoque sa femme qui n’a pas d’odeurs. Une jeune femme apparaît, elle s’appelle Manhattan, c’est la femme de ménage, elle est une ancienne élève de Valentine, elle évoque son enfance en chantant et se roulant dans les polochons. « On est incapable de diminuer la misère du monde ». Valentine : « Vous allez faire des ménages toute vote vie ? Vous n’avez pas daigné vous présenter au bac ». Valentine pleure serrée dans les bras de son élève. : « Comparons ma famille au Vatican »…

Son frère Paul entre une bougie à la main qu’il souffle une fois assis : »j’ai atteint l’âge fatidique de 40 ans, je suis devenu un « aging artist ». Il pousse les polochons, les empile et les aligne contre le mur : « Tes parents, ils ne savent pas avec quoi tu complètes ta prime d’activité ». La pile terminée il sort. Manhattan entre et se met à peindre « Ne disons rien contre l’école, dernier et fragile rempart de l’éducation, l’école rend bête, les transports paralysent et la médecine rend malade ! »

Valentine devient hystérique entre son mari qui vient d’arriver et son frère, elle tombe par terre. « Qu’est qu’on a fait ? On est allés voir dans la cave ! » Et dans la cave on voit une projection de ses élèves qui y sont enfermés et qui vont pouvoir la suivre. Un spectacle singulier à ne pas manquer.

Théâtre de la Tempête salle Copi jusqu’au 16 décembre du mardi au samedi à 20 30, dimanche à 16 h 30, Tél 01 43 28 36 36 

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