LE ROMAN DE RENART l’Atalante 7 novembre

Compagnie Hubert Jappelle avec Bérangère Gilberton et Sylvie Weissenbacher et le concours de Hubert Jappelle, Festival Pyka Puppet Estival du 6 zu 24 novembre

C’est un livre géant que les deux actrices ouvrent et commentent avec des paysages en papier découpé, sur lequel elles manipulent des marionnettes à vue. Renart affamé part à la chasse, il a les mains plâtrées, il guigne les jambons qu’Ysengrin a suspendu devant chez lui. On rabat la page et on voit qu’i a attrapé les jambons. Ysengrin se lamente, les jambons une fois mangés par sa famille, Renart est à nouveau affamé. Il sent une délicieuse odeur de poisson qu’un paysan va vendre à la foire. Renard fait le mort, le paysan le charge au dessus du poisson qu’il peut dévorer à son aise. Le paysan furieux découvre le vol et veut aller vendre la peau de Renart : « ce soir je t’écorcherai, je jetterai tes restes aux chiens ! ». Mais peine perdue, il s’enfuit.
Renart et Thiercelin le corbeau : le corbeau découvre des fromages sans aucune surveillance. « Mauvaise garde nourrit le loup! ». Renard s’en empare.
Renard et Chancler le coq : Une poule caquète, Renart s’approche, il emporte la poule.
Tous se sont plaints de Renart, il est chassé du royaume. Ce délicieux spectacle est applaudi par les petits enfants

Théâtre de l’Atalante samedi 10 novembre à 18 h, mercredi 12 décembre à 16 h à la bibliothèque de la Goutte d’or, solaires jeux 8, vendredi 9 à 10 et 14 h

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LAÎKA Théâtre du Rond Point 6 novembre

Texte et mise en scène Ascanio Celestini, avec David Murgia, à l’accordéon Maurice Blanchy, composition musicale Gianluca Casade, avec la voix de Yolande Moreau

« Laïka c’est plutôt une trilogie des bars où l’on suivrait des personnages broyés par le capitalisme. ». On entend avec émotion ce pauvre diable habitué des bars du coin raconter sa journée ordinaire, voyant des manutentionnaires africains en grève, une prostituée, une dame malade d’Alzheimer dans l’immeuble en face de son bar. Il boit beaucoup, raconte aux clients du bar avec humour le monde comme il va mal. Il partage son récit avec un accordéoniste qui lui répond avec un humour étrange. Ce démontage du capitalisme qui broie les êtres vivants, est mis en parallèle avec la destinée de Laïka, la chienne qu’on avait envoyée dans l’espace et qui n’est jamais revenue.
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Un spectacle à déguster jusqu’au 10 novembre à 21 h, dimanche à 15 h 30, relâche les lundis, réservations 01 44 95 98 00.

UN AMOUR EXEMPLAIRE Théâtre du Rond Point6 novembre

D’après la bande dessinée de Florence Cestac et Daniel Pennac, mise en scène et adaptation Clara Bauer avec Florence Cestac, Marie Elisabeth Cornet, Pako Joffredo, Laurent Natrella, Daniel Pennac, composition musicale Annick Pennachioni.

Une histoire vraie racontée sur scène, et dessinée sous nos yeux ébahis par une dessinatrice qui brosse à gros traits ironiques cette mésalliance que Pennac a suivie tout enfant, dans son voisinage. Le narrateur est sur scène, il voit le fils d’un riche patron tomber amoureux de sa femme de ménage dans les années 1960. On voit les personnages jouer à la pétanque, les soirées sous le balcon où l’on jouait à « Esprit es-tu là ? ». Le fils qui vient d’épouser sa promise la présente à son père qui le maudit et le déshérite. On suit cette étrange histoire d’un oeil amusé sur un double regard, celui du jeu des comédiens et de la dessinatrice.

Théâtre du Rond Point à 18 h 30 jusqu’au18 novembre

TRAGEDY L’Echangeur de Bagnolet 2 novembre

Réalisation et mise en scène Cécile Saint Paul, musique de Jean-Christophe Marti, avec Marc Bertin, Jean-Louis Coulloc’h, Odile Darbelley, Antoine Lengo, Jean-Christophe Marti, Cécile Saint Paul

Sur le plateau un amas de déchets, une forme humaine assise enveloppée dans un drap blanc, un piano. Un homme déplace un tas de chaises de la cour au jardin. Deux acteurs assis à la cour sont dévoilés, une femme au micro les fait déplacer, elle chantonne, le fantôme blanc se lève et sort. Quatre acteurs abrités sous des parapluies murmurent un chant, dirigés par le chef. Un acteur chuchote dans un micro, pendant que sur un long écran en surplomb on voit des images en noir et blanc du château de la Roche Guyon. que Yves Chevallier, complice de cette expérience a longtemps dirigé. On voit un couple monter les escaliers du château en lisant des passages d’Hamlet, ne les comprenant pas bien. On arrive au monologue d’Hamlet, une chanteuse accompagnée par Jean Christophe Marti, entonne quelques vers, ils chantent à quatre. On voit une statue, un visage féminin, est-ce Ophélie ? Gertrude se plaint, Jean Christophe Marti disserte sur les accords des instruments. Ophélie « couchée en ses longs voiles «  disparaît.

Nous sommes un peu perdus dans cet étrange voyage élaboré en cinq étapes : la première pour le choix d’Hamlet au Théâtre des Bernardines à Marseille, la seconde c’est l’invitation au château de la Roche Guyon où les séquences du film seront tournées, la troisième avec des projections publiques au Théâtre Berthelot de Montreuil pour une réflexion avec des psychanalystes, la quatrième à la Ferme du Bonheur où Jean-Christophe Marti compose les chansons d’Ophélie et du Fossoyeur.

La reprise au Théâtre de l’Echangeur est la dernière, Tragedy encore en devenir nous laisse des souvenirs brouillés, mais attachants quand on a fréquenté le Château de la Roche Guyon, Jean-Christophe Marti et Odile Darbelley.

Théâtre de l’Echangeur de Bagnolet jusqu’au 7 novembre à 20 h 30, relâche dimanche 4, tel 01 43 62 71 20, http://www.lechangeur.org

VA VOIR LA-BAS SI J’Y SUIS Musée de l’Histoire de l’Immigration 2 novembre

Conception Thierry Thieû Niang avec 10 artistes des ateliers des artistes en exil, 12 adolescents de la troupe éphémère du Théâtre Gérard Philipe de Saint Denis et Anne Alvaro, Ma rie Payen Tatiana Mladenovitch, Lucien Moreau, Nicolas Martel et Jocelyn Lagarrigue et des photos de Vincent Josse

Nous sommes assis en quadrilatère sur plusieurs étages autour de la grande salle du Musée de l’Immigration. Pour ma part assise inconfortablement part terre je suis gênée pour suivre ce spectacle interprété par une trentaine d’artistes amateurs et professionnels pleins d’une redoutable énergie. En exergue du spectacle, une phrase de Sénèque : » La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie . ». Malgré des acrobaties impressionnantes et des danses virevoltantes avec des séquences proférées avec talent par Anne Alvaro par exemple, on ne parvient pas à pénétrer au sein de ce rejet innommable que tant de réfugiés ayant fui la mort dans leurs pays subissent avec l’émigration.

Va voir là bas si j’y suis a été produit par le Palais de la Porte Dorée Musée National de l’histoire l’immigration, avec l’aide de la DGCA et le soutien en production du CCN de Caen en Normandie, le Phare CCN du Havre Normandie, les CCN de Montpellier, d’Orléans, de Strasbourg, d’Avignon, du TGP de Saint Denis et l’accueil en résidence de création à l’Atelier de Paris et à la Dynamo de Banlieues Bleues.

Musée de l’Histoire de l’Immigration samedi 3 novembre à 16 h