GENTIL PETIT CHIEN Théâtre 13 Seine 21 juin

Texte de Hakim Bah, mise en scène Imad Assaf, avec Ibrahim Bah, Georges Bécot, Brice Borg, Julie Fonroget, Michèle Harfaut, Angeli Hucher de Barros , Telia Kpomahou, Emmanuel Rehbinder et les musiciennes Sonia Nemirovky et Olive Perruson., production la tribu évanescente.

Cette pièce sur l’exil montre d’abord une gare. Le bruit monte, le train démarre : « Cela se passe à Paris ou ailleurs… ». On voit un chien et l’homme l’abandonne. « Nous sommes en peine capitale… ». Une fusillade éclate, l’homme meurt. Une vieille jeune abandonnée, on entend des engueulades, on entend une musique, on voit des projections sur un écran, « à déplorer 129 morts ! (…) Les morts sont morts, c’est pour leur mémoire qu’il faut recommencer à vivre ! ». Les acteurs chantent en choeur, une fille raconte l’attentat qu’elle a tenté de prévenir… « Le ciel est enveloppé de mensonges ! ».

On entend un échange plaintif sur la viande de chien prise pour du poulet, une cacophonie qui prophétise la catastrophe…

Cette fable raconte le destin tragique d’une fille qui va décider, malgré l’opposition de ses parents, de ramener la dépouille de son sauveur dans son pays natal, pour qu’il soit enterré dignement auprès des siens.

Imad Assaf né au Liban, a vécu au Cameroun ou il a découvert le Théâtre avec l’Association théâtrale du Centre Culturel Français de Yaoundé, avant d’arriver en France et d’ingérer le cours Florent En 2014 il a mis en scène Les Fourberies de Scapin, puis deux pièces de Tchekhov. Il a suivi un stage de mise en scène au Maly Drama Théâtre à Saint Petersbourg.

En 2017 il a mis en scène Terre Sainte de Mohamed Kacimi, puis il a assisté Frédéric Fisbach pour Convulsions de Hakim Bah créé au Festival d’Avignon 2018 et repris à Théâtre Ouvert. Il prépare La mer est ma nation de Hala Moughanie.

On espère pouvoir assister à une reprise de ce prix des jeunes metteurs en scène du Théâtre 13 qui aborde le problème capital de notre époque, celui des migrations subies. 

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VIVRE ! Jérusalem portraits sensibles Salle Casarès Nouveau Théâtre de Montreuil 19 juin

Lecture de et par Bernard Bloch avec Eric Coquereau, Rania El Chanati, Camille Granville et Daniel Koenigsberg

Bernard Bloch est parti en Palestine pendant deux mois au printemps 2016 pour de longs entretiens avec une soixantaine de personnes dont le seul point commun était de vivre ou de travailler dans cette ville. Il les a réécrits, transformés et projette d’en faire un spectacle qu’il devrait créer au cours de la saison prochaine avec 10 à 12 comédiens et musiciens pour incarner une parole publique sur cette ville  mythique déchirée par d’insolubles contradictions religieuses… Il y a aussi retrouvé des membres de sa famille perdus de vue.

« C’est sur la frontière qu’on fait la guerre, mais c’est aussi sur la frontière qu’on fait la paix ! » écrivait Michel Warschawski…

Le spectacle définitif devrait être créé à l’automne 2020.

Une présentation prometteuse qu’on pourra voir le 23 juin à 18 h au Théâtre du Soleil et en Avignon le 16 juillet à 14 h au Théâtre des Halles, le 16 juillet à 17 h 15 au Théâtre du Cabestan, le 17 juillet à 13 h 15 au Théâtre de l’Entrepôt et à 19 h au Théâtre de l’Oulle 

CACTUS Théâtre Dunois 19 juin

Compagnie AMK, texte de Carl Norac d’après un scénario de Cécile Fraysse, création musicale jeu et chant Boris Kolhmayer

Un conte initiatique sur une petite louve née sans dents, qui vit dans une forêt de cactus. Sur le plateau, une belle tente entourée de lampadaires. Une fille est entourée de boules lumineuses, les yeux de la petite louve brillent : « Que faire de deux étoiles quand on est une petite louve ?  Où vous cachez vous ? Petite louve n’a pas de dents !».

On ouvre le rideau, l’actrice lance des balles aux enfants. « Pourquoi suis-je né dans un cactus ? ». Petite louve peint des cactus sur les toiles transparentes suspendues. Le cactus bouscule la petite louve. « Fallait il vraiment manger les cactus . Je veux être le centre de l’univers.

Ce décor coloré qui se transforme sans cesse, mobilise l’attention des très jeunes enfants très concentrés pendant les 40 minutes de la représentation.

Théâtre Dunois jusqu’au 30 juin en scolaire et en tout public Tél 01 45 84 72 00 

RESPIRE Les Filles du Renard pâle

 

Une traversée funambule avec Johanne Humblet, musique Deadwood avec Béatrice Contreras et Nicolas Lourdelle, son Johan Cabalé.

Sur le fil suspendu à grande hauteur au dessus du Cirque d’Amiens, Johanne Humblet fait une traversée incroyable, elle s’allonge sur le fil, se relève, esquisse des pas de danse, reprend sa marche. Terrifiés d’une chute possible, nous retenons notre souffle. La musique rythme ce qu’on peut prendre pour un saut de la mort. Heureusement Johanne réussit à parvenir sans encombre jusqu’à une fenêtre en haut du cirque et nous salue. Un magnifique final qui termine pour moi La rue est à Amiens.

http://www.lesfilles durenardpale.com

LA RUE EST A AMIENS 42e fête de la ville 14 et 15 juin

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25 compagnies, 39 spectacles, 85 représentations mettent la ville en fête

14 juin : GERMINAL par Les batteurs de pavés avec Manu Moser et Laurent Lecoultre (Suisse)

Au sommet de la citadelle, dans un amphithéâtre, au soleil couchant, une centaine de personnes sont rassemblées pour voir cette adaptation plutôt fantaisiste d’Emile Zola. Les deux comédiens nous présentent d’abord des clichés suisses, le yoodle, les Robots Migros. On nous présente d’abord de soit disant « officiels », Madame le Maire symbole d’ouverture et de transparence et le président de l’Université depuis plus de 40 ans. Amiens est pionnier dans l’espace public. « Aujourd’hui en Suisse, il y a une grève pour l’égalité hommes, femmes…. ».

Puis les deux comédiens retracent les grandes pages de Germinal en saisissant des petits enfants dans le public pour leur faire interpréter différents rôles. Les enfants se prêtent au jeu de bonne grâce avec un naturel étonnant. Une belle ouverture de ce festival !

http://www.batteursdepavés.com

CIRQUE POUR L’ESPACE PUBLIC

L’Ecole de cirque d’Amiens présente des exercices spectaculaires interprétés par les élèves en haut de la citadelle, en déambulant avec des flips flaps arrière, debout sur les épaules de leurs partenaires, des roues, du jonglage avec des cerceaux, tout un cirque humain acrobatique. Cette école présente des élèves encore en cours de formation qui se promènent en faisant des exercices de cerceaux des plus surprenants. Des mises en rue par Ardestop avec les élèves de première année D3SOR3, et Ce qui nous li par C Victor et les 2e année, puis Le tremplin pour accompagner les les jeunes artistes français et  étrangers dans leur parcours professionnels. Déjà du beau et du grand spectacle prometteur.

LE PARLEMENT par le Théâtre de l’Unité 

Ce 25e Parlement de rue est installé sur une jolie place avec des marches au pied d’une statue du Général Leclerc, au débouché de trois rue. Il avait été conçu à Etouvie dans la région, pour que les habitants puissent être consultés et écoutés par les politiques. 1000  projets de lois avaient déjà été recueillies, c’était un prélude aux Gilets Jaunes. Les propositions sont énoncées par les spectateurs, pour rejetées ou acceptées par l’énergique Madame la Provisoire interprétée par Hervée Delafond perchée sur une chaise d’arbitre. D’abord une loi pour donner le permis de conduire à ceux qui ont le bac avec ou sans mention. l’interdiction d’absence de solidarité avec les migrants sont acceptées, la condamnation à perpétuité  est refusée pour les violeurs.  Celles pour que les employés décident du salaire de leurs patrons, le ministre au SMIG sont acceptées, la loi sur la Grossophobie est reportée. Entrecoupée de chansons et de poèmes accompagnés au violoncelle par Fantasio, cette représentation enthousiasme les spectateurs.

LES GIRAFES OPERETTE ANIMALIERE Compagnie OFF

Conception,scénographie et mise en scène Philippe Freslon, musique Benoît Louette et François Joinville

Sur le gigantesque parvis de la gare d’Amiens en contrebas des escaliers, une dizaine de gigantesques girafes rouges déploient leurs longs cous et avancent à grands pas sur une musique lyrique entonnée par Irina Tiviane. Nous restons éberlués par les danses de ces étranges géantes animées par des comédiens que nous pouvons voir émerger périlleusement de leurs girafes à la fin du spectacle. Philippe Freslon nous a toujours surpris depuis de longues années.

http://www.compagnieoff.org

Une belle échappée dans la rue est à Amiens http://www.larueestaamiens.com

DES TERRITOIRES (…Et tout sera pardonné ? Session de l’Ecole pratique des auteurs de Théâtre, Théâtre Ouvert 12 juin

Mise en espace de et par Baptiste Amann, Solal Bouloudnine, Alexandra Castillan, Nailia Harzoune, Yoann Pistou, Lyn Thibault, Olivier Veillon.

Initié en 2013, ce projet d’écriture et de mise en scène trouve son terme six ans plus tard. Trois spectacles ont émergé réunissant une même bande d’acteurs issus pour la plupart  de l’ERAC (Ecole Régionale d’acteurs de Cannes).

Nous sommes dans une salle de soins du Centre hospitalier Henri Duffaut. Au sol, de grandes lettres blanches sont tracées : Salle d’Attente et de réanimation. Benjamin mordu par un chien est en état de mort cérébrale. Faut il arrêter le machines et préserver ses organes qui pourront sauver d’autres vies ou le laisser vivre d’une vie factice ?

 En même temps, l’équipe est en train de tourner un film sur le procès de Djamila Bouhired, figure emblématique de la révolution Algérienne. Huit épisodes se succéderont sur le Pape en Avignon, sur la mort du frère, la transplantation cardiaque, les meurtres racistes, la décision, le procès plaidé par Jacques Vergès : « En tuant, ce sont les traditions de liberté que vous assassinez ! ».

Ce spectacle en cours d’élaboration a été travaillé pendant 15 jours.

Cette mise en espace prometteuse sera publiée aux éditions Tapuscrits  de Théâtre Ouvert.

AVRIL Théâtre Dunois 12 juin

de Sophie Marceron, mise en scène Marilyn Leray, LTK production

Avril est un petit garçon solitaire qui n’aime pas aller à l’école ni obéir à son père contraint de sans cesse téléphoner pour excuser ses absences répétées. Il aime s’asseoir près d’un bocal où il regarde son poisson rouge. Il aime aussi se loger la tête dans un bocal, reste allègre et primesautier. Sa mère est absente, on la voit en caricature sur un écran. Avril refuse de sortir, refuse de se laver. Il aime les boîtes de conserve, refuse de manger autre chose que des nouilles au vinaigre. Heureusement Isild, enseignante à domicile débarque dans cette drôle de famille. La vie redevient possible.

Curieuse interprétation d’un garçon au nom de fille interprété avec subtilité par Elvire Gauquelin des Pallières

Théâtre Dunois jusqu’au 16 juin, 13 juin à 14 h 30, 14 juin à 10 h, 15 juin à 18 h, 16 juin à 16 h, tel 01 45 84 72 00