FRANCE PROFONDE La Grosse Situation 22 août

Mise en jeu collective avec Alice Fahrenkrug, Bénédicte Chevallereau, Clovis Chatelain

« Nulle terre sans guerre ! » Dans un carré, trois acteurs emplumés de coiffes d’Indiens se dandinent. « Au Moyen Age, la paysannerie reste incontrôlable. En 1649 les diggers arrachent les haies. Puis la République fait droit à la propriété privée. On creuse la terre à la pioche, on la met dans une brouette. Puis l’exode rural est en marche. Pétain affirme : « La terre, elle ne ment pas ! ». Les trente glorieuses célèbrent la grande distribution, on écrème le nombre d’agriculteurs, la terre est le nerf de la guerre, la déforestation est en marche, c’est l’enterrement de Gaïa notre mère. On enterre la terre. « S’il n’y a personne pour manger, qu’est ce qu’on fait ? ».

« Au concours général agricole, on a le taux le plus élevé de suicides dans le pays ! ». On trace le plan de la ferme sur le dos nu de Clovis Chatelain qui fait le cochon. « Vinci achète des terres, JB, arrête avec ton glysophate, la propriété privée, c’est mon libre arbitre ! ».

Une trentaine de paires de bottes son disposées autour de l’aire de jeu, les acteurs les disposent en présentant les activités agriculteurs . Un spectacle singulier à ne pas manquer rue du Puy Courny à 20 h 45 jusqu’au 24  août, tarif 15 €.

http://www.lagrossesituation.fr

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APOCALYPSE La Chaloupe, mise en scène Sarah Danga 22 août

C’est une performance en l’honneur des 50 ans de l’Apocalypse ! On voit deux cyclistes sous une musique céleste, un homme avec des gants de boxe, une femme en manteau de fourrure, trois personnages qui se déshabillent et se serrent les mains… Ce déclin émotionnel de l’humanité est conjugué au féminin ! 

C’est une grande fête capitaliste en hommage à nos ancêtres, à nos morts. On apporte des fleurs, on brandit un drapeau tricolore. « En 2069 aura lieu l’effondrement des systèmes politiques, priorité de chacun, la survie !  la priorité n’est pas la lutte pour la vie, mais l’entraide !». On lance des fleurs au public. «  Nous allons arrêter la pollution, détruire les centrales atomiques du globe jusqu’en 2023. L’apocalypse est proche ! ». Un coup de feu est tiré sur un participant qui est blessé…Une chanson à trois célèbre la fin du monde au final, sur le toit de la voiture.

http://www.compagnie-chaloupe.com

A(PA)TRIDES Compagnie Laborateurs pépinière d’artistes 22 août

Création collective sur l’histoire des Atrides en cours d’élaboration avec 11 acteurs qui se relaient.

Une voiture arrive, trois filles et un garçon en sortent avec un sac à dos.  L’un d’eux se présente comme Oreste, il va jusqu’au cimetière pour retrouver Electre, mais tombe sur Egisthe, l’amant de sa mère Clytemnestre. Il tue sa mère qui appelle les Erynies, il est condamné à l’exil. « Si je n’entre pas dans la ville, pas de matricide, mais je ne venge pas mon père ! ». Ils se disputent, sortent des accessoires de leur sac à dos, rejouent le retour d’Agamemnon, victorieux après dix ans de guerre. La reine et le roi sont dans la voiture, ce dernier en tombe, on le retrouve avec Cassandre qui parte en anglais. Le roi est debout sur la voiture avec une guitare : « Cassandre, mon coeur est à toi ! ». Agamemnon lui promet tout, Clytemnestre est tuée. « La déclaration de guerre, tu l’as vue ? Il faut des papiers ! »  On cherche vainement des certificats médicaux dans la tente. Atrée présente Thyeste en train de manger ses enfants. Il bannit ce frère. Oreste demande ses papiers : «  je pourrais faire une demande d’asile en tant que citoyen de nulle part ! ». Tout se joue autour de la voiture oui repart, chargée à bloc.

On se perd agréablement dans cette errance sur la mythologie grecque avec nos vieux souvenirs du Théâtre Antique de la Sorbonne qui continuent d’émerger. Il faut saluer l’énergie ludique de cette jeune troupe de Toulouse qui sait qu’elle doit encore remettre le fer à l’ouvrage.

laborateurs@gmail.com/ 06 89 20 39 05

Introduction de Jacques Livchine

Objet:Aurillac ce n’est pas commencé

Aurillac Jour zéro Ça n’a même pas commencé, et il y a déjà l’ambiance.Du monde dans la rue des Carmes, Les cafés bondés Des centaines de sacs à dosDes couples habillés à l’indienne qui marchent nus piedsUn festival de tatouages Des brigades de gendarmerie qui  traquent l’herbe avec leurs chiensDes tentes  qui se montent un peu partout n’importe où c’est interdit Et les centaines de  compagnies de passage s’installent, font des balances Montent des panneaux- programme à l’entrée des écoles occupées.Le centre névralgique des pros,  c’est de nouveau l’école Jules ferry Les compagnies occupent l’entrée avec des milliers de tractsLa chasse aux programmateurs est ouverte ; Comme à Avignon, tu t’assieds à table et l’on te démarcheAimez vous les marionnettes ?Voici de la danse de rue très originale Mata Mala annonce son festival 2 induction à SamonacNadira Berenili  ex dindes folles vient faire sa programmationElle a un feutre jaune, et  un feutre rouge c’est ce qu’elle va voir, jaune c’est déjà vu,    Un cheval blanc dans la rue de la gare, cie AnjaïLes compagnies de rue vont elles bientôt faire des parades de rue pour attirer leur monde ?  On aurait un double festival. Les noms sont incroyables : la compagnie ueueueué ouias ouais ouias vient faire de la marionnette polichinelle, Léandre Simioni prétend être le fils de Marie DO .Alors dans la main gauche t’as une liste avec 114 pastilles, les lieux ,La liste des horaires La liste de 474 compagnies, qui vont donc présenter 667 spectacles ,  2500 représentations Pour savoir qui c’est tu as dans la main droite un énorme annuaire avec une page par compagnie  (50 € la page)Tout est complètement démesuré Partout on installe on se démène La ville pose des pots de fleurs géants, pour bloquer les fous qui vont  vouloir reproduire l’attentat de Nice Ilina  Vukmir Damour me dit : tu ne me reconnais jamais Je serre les mains  dans l’ordre chronologique de :
Josephine Yvon stagiaire au théâtre du blog Alexandre Nys , animakt Marc Guiochet le vidéaste  officiel depuis 30 ans Pierre Bolle de CharleroiAnne Lacombe , la presse Christophe Paris , n° 2  sous Songy qui a annoncé dans la montagne qu’il s’en allait Charles Salvy ex bulle de gomme , FAIAR première annéeFrank Eric Retière , Briançon depuis 8 ans , toujours enthousiasteCaroline Loir : onze bouge, enfin je la reconnais à tous les coupsPaco Bialek  discute à une table avec un directeur de la Nuit Unique, je ne m’approche pas, je risquerai de faire capoter la négociation. Oui je sais, à l’Unité on est un peu bourgeois,  on ne dort pas  dans notre mini bus Citroën.Véro Brusso : qui donne le bonjour à Christophe, la belle imagePeggy Desmeules : ah j’avais cru que Suresnes c’était fini, fausse rumeurPhilippe Pezant : la commune en 50 minutesChtou tout frais  Magali Leveque et Aurore la Vidalie : apatrides,  les laborateurs , j’y vais demain à 12 H 15 je raterai l’ouverture toujours ratéeMargo Chou vient de planter sa tente, ses mains sont terreusesIngrid donne ses ordres à de jeunes tracteurs , ceux qui distribuent les tractsStéphane Peliccia  était un glorieux ingénieur, je le retrouve saltimbanque en pastille 18. Pour bien débuter la Rue, le premier spectacle est au cinéma le Cristal,  un Suisse qui parle 53mn 33 secondes sans une respiration. 5 €, pas cher. Je ne donne pas mon avis, chacun aura le sien, je ne veux influencer personneJe fais un calcul  pour Du Vignal, ex critique France culture. Bien sûr, pardon d’avance je suis amateur en économie.En valorisation du festival, les compagnies de passage nous offrent l’équivalent de  3  250 000  € hors frais de bouche de logement et de transport , juste les cachets. Or le budget  du festival serait de 1  850 000  €,  Il y a un rapport de la cour des comptes en 2014 , assez comique puisqu’ils s’inquiètent du nombre très faible de spectateurs payants !Mais ai -je vraiment tout  compris ?  L’administrateur me corrigera.Le festival répond  à la cour des comptes que la population triple pendant le festival et que les retombées économiques sont  de 2 millions d’euros.Je veux juste insister sur le fait qu’Aurillac serait un festival maigrelet sans les compagnies de passage. (22 spectacles IN environ )Déjà à Avignon, le bruit court que le Off serait plus intéressant que le IN.Bof,  tout le monde est content comme ça,  car un festival sans sélection, c’est une occasion immense de pouvoir se montrer et de trouver des dates pour la saison prochaine.Je suis sidéré par la gigantesque passion qui anime toutes ces compagnies, prêtes à tout pour jouer.Ce sera ma première conclusion provisoire  sur ce festival qui n’ a  même pas commencé.Plus de belles chemises de Jean Marie Songy cette année.Pas croisé Fred Rémy le promu. 

CONFERENCE DES CHOSES 2B Company Festival d’Aurillac 21 août 2019

Pierre Mifsud de Lausanne, nous ouvre une étrange conférence dans la grande salle  du cinéma Cristal d’Aurillac qui remplace le Normandie  ouvert en 1945. Il va décliner les dix commandements, les tables de la loi . Il évoque le poireau, « emblème du pays de Galles », brandit un drapeau vert avec un dragon rouge, « 300 ans avant Jésus Christ, dans la Chine traditionnelle !  (…) Je connais la musique, toujours trahir avant d’être trahi !». 

Il se perd dans des évocations bizarres « Chasser les étrangers, une méthode qui n’a pas encore fait ses preuves (…) les douze travaux d’Hercule, le jardin des Hespérides, Hercule entre dans la caverne, le lion de Némée, Atlas demande qu’on le libère du poids de la voûte céleste, Atlas ramène les trois pommes et remplace Hercule, les saints et les saintes, Marthe, Marie et Lazare attendent le Christ, Marthe va à la rencontre de Jésus qui ressuscite Lazare… ». 

Cette errance fort bien maîtrisée par un orateur de haut vol exerce sur le public une fascination bizarre. Ces étranges circonvolutions ne laissent personne indifférent et suscitent des applaudissements nourris.

le 23 août à 16 h au cinéma le Cristal durée 53,33 min. Tarif 5 €

l’intégrale le 24 août à 13 h, durée 8 h, tarif 18€

SUIVEZ LE GUIDE Festival de la route du Cirque de NEXON 17 août

Les Etablissements Félix Tampon nous emmènent dans une visite guidée insolite à travers le beau parc et les salles du château de Nexon.

Felix et son acolyte arrivent dans une petite voiture décapotable pour présenter la visite et s’emparent des sacs de quelques spectateurs, qu’ils jettent dans le coffre tout de suite refermé.

Nous pénétrons dernière eux dans la mairie où l’on peut voir trois chanteurs lyriques drapés dans du plastique. Félix commente ce « monument historique » et fait évacuer le « conseil municipal ». Il nous fait observer « la magnifique façade et le cadran solaire où il est difficile de voir l’heure parce qu’il n’y a pas de soleil à Nexon ! ». Pas de volets aux fenêtres parce qu’il y avait un voleur de volets au XVIe siècle. ! ». Madame la Daronne chante à la fenêtre : »Oh la colère gronde, au galop ! ». Tout le monde se met à galoper, nous nous asseyons sur la pelouse. « Maurice de Nexon donnait souvent des cadeaux. On lui prend son téléphone, on lui enlève son tee shirt. Angèle délivre son message d’amour, elle chante en russe.

« Toutes les caravanes sont médicalisées, pas de formalités administratives. D’étranges créatures sortent des caravanes. Les écuries sont le premier lieu de rencontres du château de Nexon. L’âne chante, deux travestis enfilent leurs chaussures à talons pour le cabaret de l’amour. « Je vous avertis, nous allons choisir l’étalon de la soirée ». Ils choisissent un spectateur, l’asseyent, 5 comédiens l’entourent et chantent : « Il y a des lignes à ne pas franchir, on est au cabaret de l’âne fou… ».

Cette promenade singulière se termine par un beau spectacle de cabaret des plus excentriques.

Prochaines représentations mer 21 à 14 h 30 et 17 h 30, jeu 22 à 15 h 30 et 19 h, ven 23 à 15 h 30 et 18 h, sam 24 à 11 h et 16 h 30, réservations : LESIRQUE.COM, Tél 05 55 00 98 36 

LA PETITE HISTOIRE QUI VA TE FAIRE FLIPPER TA RACE (TELLEMENT QU’ELLE FAIT PEUR) Typhus Bronx (France) Plage des Six Pompes la Chaux de Fonds CH

 En sous titre : « Pas pour les enfants ! ». Un homme avec une pioche : « Ce soir, la peur s’immiscera en vous. Tout le monde a pris son doudou ? ». Il distribue des doudous dans la foule, le public hurle de rire. « Il avait transformé sa femme en serpillère ! ». Il se tortille avec un couteau et une fourchette, joue trois rôles à la fois, déploie un humour noir et une énergie prodigieuse, s’inonde de sang sur sa blouse blanche. Il déploie un journal papier rempli d’une écriture enfantine bourrée de fautes d’orthographe, fait improviser une fille du public et un autre spectateur. Celle ci disparaît sous le plateau et bientôt l’acteur brandit sa tête sanglante à ma main. On se laisse aller dans de rires absurdes et bienfaisants.  Ce clown au nez rouge Typhus Bronx  a surgi de l’école du Théâtre du Jour d’Agen créée par Pierre Debauche. Un premier spectacle Le delirium du papillon avait beaucoup tourné, on pourra le voir à Aurillac, il n’est pas près de disparaître de l’affiche.