INSOUTENABLES LONGUE ETREINTES Théâtre de la Colline 22 janvier


comédie dramatique d’Ivan Viripaev, mise en scène Galin Stoev avec Pauline Desmet Amy, Sébastien Eveno Christophe, Nicolas Gonzales Charlie, Marie Kauffmann Monica, scénographie Alban Ho Van, vidéo Arié Van Egmond. 

Quatre acteurs sont assis de dos face à leurs photos projetées immenses devant une cage d’ascenseur qui se déplace au cours du jeu. la salle est restée allumée, on entend une musique répétitive, puis nous sommes plongés dans le noir. « Je te prends par la main et je te conduis à l’autel «. Une étreinte brève, Monica est enceinte mais elle va se faire avorter ! Charlie la quitte pour aller pénétrer lentement Amy. Monica avoue : «  Charlie, j’ai tué notre bébé ! ». Elle tente de récupérer des boules de sperme de Charlie sur son ventre : « Qu’est ce qu’il faut entreprendre pour se sentir vivant ! ». Charlie est entre deux femmes et maintenant Christophe pénètre dans l’avion, ça fait longtemps qu’il rêvait de venir à New York ! Ils vont dans le meilleur restaurant vegan de la ville, où ils dansent…

Nous sommes perdus dans cette étrange quête effrénée du plaisir de ces quatre trentenaires qui cherchant une issue dans un monde disloqué. Une scénographie étonnante servie par un jeu impeccable. 

Galin Stoev dirige désormais le Théâtre de la Cité à Toulouse.

Théâtre de la Colline petit théâtre jusqu’au 10 février, du mercredi au samedi à 20 h, mardi à 19 h, dimanche à 16 h, tel 01 44 62 52 52 

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BIENVENUE EN COREE DU NORD Théâtre de Belleville 21 janvier


Ecriture et mise en scène Olivier Lopez, avec Marie-Laure Baudain, Alexandre Chatelin, Laura Deforge et Adélaïde Langlois

Le spectacle a été conçu d’après le film Le dictateur de Chaplin,  les livres Pyongyang de Guy Delisle et La dynastie rouge de Pascal Dayez Burgeon et le documentaire Une délégation de très haut niveau de Philippe Dutilleul.. Le 5 clownesses avec un homme tout de même évoquent ce pays le plus fermé du monde qu’ils auraient pénétré après 32 h d’avion, avec une petite valise. Le tutché c’est l’autosuffisance en coréen. Il y a des paysans, des gens qui travaillent la terre. Trois millions de morts sur vingt trois millions de personnes ! « On grossit pas en Corée du Nord ! ». Elles défilent au pas avec le portrait du dictateur Kim Il Jong. Pauline embrasse le portrait, le tache de rouge à lèvres qu’on ne parvient pas à effacer. « Pour faire la danse des missiles, il faut de la volupté ! » On fait un rituel de purification en embrassant le bas du portrait. « Le service militaire en Corée du Nord, t’as pas besoin de prendre des décisions, on choisit pour toi ! Ils veulent pas d’immigrés ils ont fermé les frontières, je pense que la vie est juste un tas de merde !  Par la force de la volonté, je mettrai une fin à cette vie (…) mon cerveau est un container  à poubelles (…) Qu’est ce que tu aimerais le plus au monde ? De la paix ! ».

Un drôle de spectacle effrayant  interprété par un équipe impeccable.

Théâtre de Belleville jusqu’au mardi 29 janvier 2019 lundi et mardi à 19 h 15, dimanche à 17 h 30, tel 01 48 06 72 34 

KAPOUCHNIK N° 135 Studio des 3 Oranges Audincourt 19 janvier


14 acteurs pour 135e kapouchnik qui réunit près de 400 personnes dans la demi heure qui suit l’ouverture de la location,, toujours enthousiastes. Les meilleurs sketches : l’invitation de Beto qui veut faire venir le Théâtre de l’Unité au Niger au: « Je ne veux pas faire venir des blancs, mais des vieux ! ». La Pub dans les toilettes, Jacques en pape entouré de bonnes soeurs excitées, Peut-on réussir une fermeture d’usine avec Hervée en patronne dans Siné Mensuel, les abus sexuels dans la Croix avec Eric en prêtre prédateur, Le grand débat dans toute la presse avec 3 maires bâillonnés et Francoua en président implacable. 

Prochain kapouchnik le 23 février 2019.

DOPPEL GANGER compagnie Bronca de Reims Studio des 3 Oranges Audincourt 18 janvier


Crash test mis en scène par Brice Maire, jeu Sébastien Denigues de Reims

On organise une fête dans la pénombre, on voit un homme nu assis, on projette son ombre. Il enfile un slip, tombe assis, se rhabille. « On remplace l’école par un arrêt de bus. (…) Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré les femmes ! (…) Balance ton foutre dans les mâles ! » Il s’affale contre la paroi : « la vieillesse sûrement, j’aimerais atterrir à Oulan Bator (…) il reste encore des jolies filles qui n’ont jamais été  abruties par la laideur de ce monde (…) Pour la 3e fois j’ai rencontré la mère de mes enfants, tu réclames la nuit pour retarder les cauchemars, toujours est-il qu’à 17 ans, tu fuis pour avoir ton premier rapport sexuel ! Tu te réveilles, t’arrives pas à te recoller avec toi même. (…) Comment guérir la laideur de ce monde ? ». 

Ces bribes recueillies sont issues de 2 jours de travail et de 3 résidences de 3 jours. Tentative de mise à nu de l’intérieur de l’être humain sur la pédophilie, cette écriture forte passe à la fin.

LA CERISAIE d’Anton Tcheckhov Théâtre de la Tempête 16 janvier

mise en scène Nicolas Liautard et Magalie Nadaud

Douze acteurs pour interpréter cette pièce nostalgique de Tchekhov 43 ans après la fin du servage aboli en 1860. On entend une musique de jazz, les personnages arpentent le plateau, des lustre brillent, éclairant une bibliothèque centenaire, Lioubov raconte sa vie, la mort  de son petit garçon noyé qui lui a fait fuir la Cerisaie, voilà des années. Le groupe chante en italien, on aperçoit des ombres d’arbres derrière un transparent. « La Cerisaie, c’est la Russie toute entière ! »Lopakhine apostrophe Lioubov qui refuse l’inéluctable, espérant que leur vieille tante leur avancera l’argent nécessaire au paiement des intérêts : « Vous vivez à crédit, pour commencer à vivre dans le présent, il faudra expier votre passé ! ».

L’acte 3 s’ouvre sur une fête, tout le monde porte des costumes scintillants. On fait des tours de magie, mais Lioubov se moque de l’instituteur de son petit garçon disparu, qui sort fâché. Tout le monde se met à danser, Lopakhine annonce u’il este le nouveau propriétaire de la Cerisaie. Le silence se fait, mais il faut éviter de voir comment les cerisiers sont abattus. Lopakhine qui travaille sans arrêt s’en va à ses affaires sans avoir demandé Varia en mariage.

Un spectacle savoureux à voir jusqu’au 2 février du midi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h Tél 01 43 28 36 36 

AL ATLAL chant pour ma mère Théâtre 71 de Malakoff 15 janvier


Un projet de Nora Krief d’après le poème d’Ibrahim Nagi chanté par Oum Kalsoum sur une musique de Riad Al Sunbati, regard extérieur Eric Lacascade, musique Frédéric Fresson, Lucien Zerrad et Mohand Aljaramani

« A l’amour, au pays, aux ruines de la vie ! » C’est Wajdi Mouawad qui a proposé à Nora Krief de chanter un extrait de ce long poème d’Ibrahim Nagi interprété par Oum Kalsoum en janvier 2016. Des souvenirs de son enfance tunisienne remontent, Nora Krief ne parle pas l’arabe, mais elle cherche comment s’intégrer à l’école et supporter le regard des voisins. Elle chante ce poème qui revendique la liberté, le droit  pour les femmes d’ôter leur voile. AL ATLAL signifie LES RUINES, raconte les vestiges d’un amour et le rêve d’un pays perdu. Elle chante avec une belle complicité de ses trois musiciens les parents disparus, le plaisir et le besoin de faire resurgir ces souvenirs, ces odeurs sensuelles et érotiques. « On pourrait servir le café de ma mère et du thé à la menthe. » Une soirée à ne pas manquer.

Jusqu’au vendredi 18 janvier, mercredi, jeudi à 19 h 30 , vendredi à 20 h 30 Tél 01 55 48 91 00

CERTAINS REGARDENT LES ETOILES Théâtre Antoine Vitez d’Ivry 15 janvier


Collectif Quatre Ailes double récit initiatique en images et en mots dès 9 ans, interprétation Damien Saugeon, mise en scène, réalisation et scénographie Michel Dusautoy

C’est un monologue, une vraie fausse conférence basée sur des faits scientifiques réels. Victor évoque son enfance et sa passion pour l’astronomie qui a bouleversé sa vie au cours d’une nuit d’orage à l’âge de douze ans. Il évoque les météorites « des pierres dans l’espace, des pierres extraterrestres qui proviennent d’astéroïdes datant des débuts de l’histoire de l’univers (…) Avoir une météorite dans ses mains, c’est toucher un bout de passé que l’on va conserver pour l’univers, c’est magique. »

On explore les mystères des étoiles, l’étoile polaire indique le nord céleste. 20 000 tonnes de matières spatiales nous tombent dessus tous les ans. Il y a une ceinture d’astéroïdes en forme de patates entre Mars et Jupiter. Le 30 novembre 1954 un astéroïde a formé un cratère, 2000 cratères sur terre sont provoqués par des astéroïdes. Les météorites et la foudre ont des points communs. 

Des diapositives étonnantes se succèdent sur l’écran. Ce cabinet de curiosité fascine les jeunes enfants et même les quelques adultes présents dans la salle

Théâtre Antoine Vitez d’Ivry à 109 et 14 h 30 jusqu’au 18 janvier, samedi 19 à 17 h Réservations 01 46 70 21 55